la limitation des activités et des visites en détention. Certaines personnes qui n’en avaient pas précédemment n’ont toutefois pas réussi à obtenir un poste, faute de stock. b) Mesures conservatoires et de prévention Outre la création d’un secteur de confinement, dès le début de la crise, tous les établissements ont fait du quartier des arrivants un sas de quatorzaine pour les personnes nouvellement écrouées, afin de vérifier si elles étaient ou non atteintes du virus. A partir du moment où les USMP ont pu bénéficier de tests de dépistage, le temps de séjour a pu être adapté et réduit. Cette pratique a été constatée dans la plupart des pays européens. Le personnel des USMP se déplaçait dans ces cellules afin de limiter la propagation du virus par la circulation des personnes détenues. Les personnes détenues qui se savaient particulièrement vulnérables au virus du fait d’autres pathologies ont souvent opté pour un isolement strict et ont vécu dans la crainte d’une contamination du fait de l’impossibilité de s’en prévenir totalement, même en ne sortant plus de cellule. Le personnel pénitentiaire a tenté de limiter les changements de cellule des personnes détenues, afin de réduire le risque de contamination entre elles. Si de nombreux établissements ont scindé les promenades pour que moins de personnes s’y côtoient (néanmoins les gestes barrières ont semblé peu respectés dans les cours) et limité le regroupement lors des déplacements, tous ne l’ont pas fait. Le port du masque généralisé pour les personnes détenues aurait pu compléter les mesures de prévention. c) Accès au médecin généraliste Les USMP ont appliqué le principe de l’équivalence des soins apportés à la population générale. Elles ont toutes revu la gestion des rendez-vous, la prise en charge des urgences et celles des patients porteurs de pathologies chroniques. Certaines équipes ont dû répondre aux demandes de renfort de certains hôpitaux de rattachement dans les villes et régions très touchées. Dans la majorité des cas, les consultations étaient limitées aux urgences, au suivi des personnes détenues porteuses de maladies chroniques et des personnes identifiées comme fragiles et vulnérables. Dans les faits, la majorité des USMP a observé dès la mi-mars une diminution importante des demandes de consultation, les personnes détenues se retranchant dans leur cellule par crainte d’une contamination dans les locaux sanitaires. Les USMP ont, dans certains cas, mis en place des visites en cellule, notamment pour les patients qu’elles considéraient à risque. A priori, toute demande justifiée de consultation par un médecin généraliste a été honorée. Cependant, les consultations de spécialités, sauf très rares exceptions concernant l’odontologie par exemple, ont été reportées. De même, seules les extractions médicales relevant d’une urgence ont été organisées. Toute autre extraction médicale programmée a été annulée, ce qui a rendu l’accès aux soins plus difficile. Les atteintes à ce droit relevées en temps ordinaire, notamment dénoncées par le 31

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