Certains établissements ont fermé les portes de toutes leurs unités d’hospitalisation à temps
complet. Les portes étaient historiquement fermées dans d’autres et le sont restées.
c) Accès au médecin généraliste
L’implication des médecins généralistes des établissements auprès des patients inscrits dans
les filières de soins Covid-19, comme au sein des cellules locales de crise, a été rapportée aux
contrôleurs. Ils ont été sollicités pour toute suspicion de cas d’infection afin de réaliser
l’examen clinique, le test et le bilan paraclinique pour infirmer ou confirmer le diagnostic,
discuter l’éventuelle orientation du patient en « unité Covid », organiser le transfert de ce
dernier vers le service d’urgence de l’hôpital en cas de symptôme de gravité.
L’accès au médecin généraliste a été fonction des moyens médicaux disparates, préalables à
la pandémie, eu égard aux difficultés de recrutement dans les établissements de santé
mentale ou de la disponibilité de médecins généralistes eux-mêmes contaminés par le
coronavirus et arrêtés pour quatorzaine et soins ad hoc.
En outre, le recours téléphonique direct au personnel spécialisé des hôpitaux généraux a été
facilité.
d) Conditions d’hospitalisation
La pandémie a été l’occasion d’une nouvelle forme de limitation de la liberté de circulation
dans les hôpitaux psychiatriques, que révèle un regard plus précis sur trois types de situations
fonctionnelles : le confinement en chambre, l’organisation des repas, l’accès aux espaces
extérieurs.
La question des confinements en chambre comme en unité et leurs modalités a connu une
diversité de réponses :
- un confinement en chambre systématique pour tous les entrants de cinq à quatorze
jours avec confinement en chambre en unité sectorielle, avec ou sans port du masque
selon disponibilité, en unité identifiée dite sas d’entrée, ou en « unité Covid » ;
rarement une absence de confinement initial ;
- un confinement en chambre systématique pour tous les patients suspects de
contamination, de quatorze jours, en unité sectorielle ou en « unité Covid », le temps
d’infirmer ou de confirmer le diagnostic ;
- un confinement systématique en chambre pour tous les patients avec des créneaux
limités de sortie de chambre qui a pu concerner les « unités Covid » dans lesquelles les
patients ne sont plus en mesure de prévention primaire de contamination ;
- un confinement en chambre réservé aux patients présentant des symptômes
évocateurs de contamination ;
- le maintien systématique en confinement pour une période de quatorze jours des
patients ayant eu un résultat négatif au test nasal, en raison d’un doute sur la fiabilité
du test, sur indication du médecin généraliste dans un établissement ;
- les chambres simples ont été privilégiées, mais il n’a pas été possible d’éviter partout
les chambres doubles ;
- lorsque la question a été posée, il a été largement répondu aux contrôleurs que les
portes des chambres n’étaient pas fermées à clef, chambres d’isolement exceptées ;
- les portes des unités ont pu rester dans l’état d’ouverture qui précédait la pandémie,
ou être fermées indépendamment de l’hébergement de personnes en SPL ou SSC et
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