chiffre que la nourriture était insuffisante. Aucun crédit n'avait été débloqué pour la prison pendant les deux premiers trimestres. Les détenus ne bénéficiaient d'aucun soin de santé. L'aide qui provenait était celle de la mission catholique. Il était conscient du fait que la prison était délabrée, ce qui faisait penser aux gardiens que les détenus pouvaient s'évader, en particulier par le toit. Les gardiens eux-mêmes étaient mal logés. J'ai attiré l'attention du greffier en chef sur les allégations des détenus concernant les violences des gardiens. Il n'a pas nié qu'en son absence les gardiens puissent avoir des écarts de conduite, mais a souligné que les règlements pénitentiaires n'autorisaient pas les châtiments corporels. En tant que membre de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, T. Didace Mbollys-Mbolihoundo affirmait ne pas permettre que les détenus soient torturés ou agressés par des gardiens. Brigade de gendarmerie, Mbaïki L ors d'un entretien, le gendarme responsable de cette brigade a souligné que leur rôle était d'assurer la sécurité de la population. Les gendarmes enregistrent les plaintes, mènent les enquêtes, arrêtent les délinquants puis les présentent à un juge. Le délai légal de détention sans comparution devant un juge est de 48 heures, mais le procureur peut prolonger ce délai jusqu'à un mois. Nourriture : ce sont les familles des détenus qui l'apportent. Santé : les soins de santé sont du ressort des familles. Concernant la question des sanctions appliquées aux détenus qui tentaient de s'évader, le gendarme a répondu qu'ils étaient surveillés de plus près quand on les reprenait. Les gendarmes avaient été formés par la MIN URCA (le prédécesseur du BONUCA) et avaient, depuis, cessé de battre les détenus. Les deux cellules de la brigade, dont le nettoyage semblait récent, n'abritaient personne. Le gendarme a expliqué que pendant la récolte du café, la criminalité augmentait parce qu'il y avait davantage d'argent et d'alcool, ce qui pouvait donner lieu à des bagarres. Ce fait est en opposition avec ce qui se passe au Mali où, pendant la saison des récoltes, la criminalité diminue parce que la plupart des gens sont occupés dans les champs. Commissariat de police de la ville, Mbaïki ersonne ne se trouvait en détention au moment de notre visite. La cellule était sombre, sans fenêtre. Le commissaire a lui aussi expliqué que davantage de gens se trouvaient en détention pendant la récolte du café. P

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