une peine de huit années d'emprisonnement. Son domicile se trouvait à 500 kilomètres de là. En réponse à une question concernant la personne placée en détention provisoire depuis cinq ans, le directeur a précisé que cette femme devait être jugée par la Cour criminelle, mais que cette juridiction n'avait pas siégé depuis deux ans. une malade mentale restait incarcérée Plaintes alors qu'il aurait fallu l'envoyer à l'hôpital. Le sol en ciment pouvait devenir très froid et de l'eau pénétrait parfois dans la cellule. Lorsqu'elles étaient malades, l'unique aide pour les médicaments leur venait du prêtre. Commissariat du troisième arrondissement, Bangui Cellule 1 Très engorgée, celle cellule était trop petite pour que les détenus puissent dormir. Il y avait un trou d'aération d'environ 50 cm x 15 cm et trois petites cavités rectangulaires sous le plafond. L'endroit était très sale. Cinquante personnes étaient présentes dans cette cellule, mais, d'après elles, les détenus étaient parfois si nombreux qu'ils n'avaient d'autre solution que de rester debout. Le plus ancien détenu était un condamné qui se trouvait là depuis cinq mois, sur une peine de cinq ans. Quatre autres avaient été jugés et condamnés, 14 étaient en détention provisoire ; les autres étaient détenus par la police (l'enquête de police était terminée, le juge menait son instruction). Le plus jeune détenu était âgé de quatorze ans. les autorités pénitentiaires donnaient à N ourriture : manger aux condamnés et aux 14 détenus provisoires ; les autres étaient nourris par leur famille. les détenus ne recevaient pas de soins de Santé : santé. Deux détenus malades, qui avaient demandé à être envoyés à l'hôpital, ne recevaient aucun traitement. ils n'avaient pas pu se laver depuis un Hygiène : mois. Ils n'étaient pas autorisés à sortir ; 24 Visiteurs : punaises et moustiques constituaient une menace permanente. Beaucoup de détenus avaient la gale. les détenus n'avaient pas le droit de recevoir des visiteurs, si ce n'est pour que ces derniers leur apportent à manger. Ils avaient des rapports difficiles avec les gardiens, qui ne tenaient pas compte de leurs besoins et ne respectaient pas non plus leurs droits. S'ils voulaient faire avancer leur dossier, il leur fallait payer. Personne n'allait s'occuper des pauvres. Un seau posé dans un coin de la cellule servait aux besoins naturels. Ils n'avaient rien pour se laver les mains. Cellule 2 Cette cellule était réservée aux personnes arrêtées et interrogées par la police. Sept personnes occupaient cette pièce saturée d'eau, humide et engorgée du fait de ses dimensions. Deux détenus, atteints de tuberculose, refusaient de se laver ; les autres ont déclaré être autorisés à le faire. Mais ils n'avaient pas le droit de sortir respirer de l'air frais. Les personnes gardées à vue par la police recevaient à manger tous les jours à 16 heures. Les détenus n'étaient pas battus par la police. Nourriture : Suggestion du Rapporteur spécial J'ai suggéré au responsable du commissariat que les détenus se trouvant dans des cellules engorgées soient autorisés à sortir à tour de rôle. Réponse Si on les laissait sortir, les détenus s'évaderaient car il n'y a aucune barrière autour du commissariat. Le commissaire a ajouté qu'il arrivait qu'hommes et femmes soient détenus ensemble dans la deuxième cellule. Lorsque nous avons effectué notre visite, aucune femme ne se trouvait avec les hommes. Le samedi 24 juin, la délégation s'est rendue à Bouar, située à environ 700 kilomètres de Bangui. Nous avons passé la journée sur la route et sommes arrivés tard dans la nuit. 25

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