E/CN.4/2006/6/Add.2 page 24 leurs idées, ni pour leurs opinions. Dans le même sillage, les défenseurs des droits de l'homme ne font aucunement l'objet de harcèlement de la part des pouvoirs publics qui favorisent et encouragent les activités des organisations non gouvernementales tant dans le domaine humanitaire que dans celui de la défense des droits de l'homme. 86. Le gouvernement a indiqué que la CNDHL est investie par la loi du mandat de visiter les lieux de détention. Dès 1992 elle a effectué de nombreuses visites des lieux de détention, soit à la suite d'une requête, soit dans le cadre d'une opération de routine. Elle a ainsi visité les prisons suivantes: avril 1992, visite de la prison centrale de Nkondiangui à Yaoundé; décembre 1992, visite dans les prisons de Batouri, Bertoua, Douala, Garoua, Maroua, Ngaoundéré, Tcholliré II et Yaoundé; mars 1993, visite de la prison de Bamenda; janvier 1994, visite de suivi à la prison centrale de Douala; janvier 1996, visite de suivi à la prison centrale de Bertoua; mars 1996, visite à la prison de Buéa; novembre 2001, visite dans les prisons principales de Bafoussam, Bamenda, Douala et Yaoundé; juillet 2003, visite à la prison centrale de Yoko; et de juillet à décembre 2003, dans le cadre de la tournée de prise de contact de son nouveau Président avec les Autorités administratives et judiciaires et les Forces de maintien de l'ordre, la CNDHL a effectué des visites des prisons principales de neuf chefs lieux de provinces du Cameroun, à l'exception de la prison centrale de Yaoundé. La visite que la CNDHL a effectuée à la prison de New Bell à Douala en collaboration avec l'ACAT-Littoral, rentre dans le cadre de l'une de ses multiples visites effectuées dans ladite prison. En outre, hormis les prisons, la CNDHL fait des visites dans les cellules des commissariats de police et des brigades de gendarmerie, l'une de ses activités quotidiennes. 87. Le gouvernement a indiqué qu’il y a lieu de relever à ce propos que la CNDHL est investie des pleins pouvoirs pour mener des enquêtes de sa propre initiative conformément à la Loi n° 2004/016 du 22 juillet 2004 portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l'Homme et des Libertés. Outre ce cas de figure, le Chef de l'Etat a, lorsque les circonstances l'exigeaient, eu à demander à la CNDHL de diligenter des enquêtes et de lui en rendre compte, à l'instar de l'affaire dite des neuf disparus de Bépanda, en 2001. 88. Aux termes de l'article 1(5) de la loi sus citée, « la Commission peut créer des antennes dans d'autres localités sur l'étendue du territoire de la République ». Aussi, outre son siège qui se trouve à Yaoundé, la CNDHL a, dans le souci du rapprochement de ses services du public, créé depuis août 2003, une antenne à Bamenda dans la province du Nord-Ouest. Les travaux d'aménagement des locaux pour l'antenne de Buéa dans la province du Sud-ouest sont achevés. Dans le même ordre d'idées, des initiatives similaires sont prises pour les antennes de Douala dans la province du Littoral et de Garoua dans la province du Nord. 89. Le gouvernement a indiqué qu’en réponse à l'appel de l'Organisation des Nations Unies dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation aux droits de l'homme (19942005), la CNDHL a entrepris, avec la participation des Administrations concernées par les questions de l'éducation, d'élaborer un programme pour l'enseignement des droits de l'homme aux niveaux maternel, primaire, secondaire, universitaire et des écoles de formation. Ce programme a été pré-validé lors du séminaire de la CNDHL tenu du 9 au 11 juin 2004 à Yaoundé. Un autre séminaire pour la pré-validation des cahiers pédagogiques est envisagé au courant du premier trimestre 2006.

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