Soins sans consentement et droits fondamentaux 132 247197248.indd 132 menaçante, s'accompagne d'angoisse et d'agressivité. Il assoit, le plus souvent, la demande ou la nécessité du soin sans consentement. La négociation, dans le temps de l'entretien psychiatrique doit être un des piliers de la prise en charge afin de permettre au sujet de redevenir, dans le cadre de l'alliance thérapeutique, acteur de ses soins. La recherche du consentement passe aussi par l'explication et l'information du patient sur les thérapeutiques administrées. Négociation, information, droit des patients sont des notions qui doivent figurer dans les dossiers des patients et doivent être connues des professionnels de santé. Au cours des visites des contrôleurs il est fréquemment noté une méconnaissance générale des droits du patient au profit d'une bienfaisance dont l'excès s'apparente au paternalisme : « c'est pour leur bien ». RECOMMANDATION 57 La recherche du consentement d'un patient en soins sans consentement doit être reprise à chaque entretien et passe par une formation et information des soignants réactualisées régulièrement.   La notion de traitement « si besoin » doit être prise avec prudence en psychiatrie, surtout en période de crise, dans la mesure où l'état clinique est très évolutif et doit être réévalué systématiquement avant chaque nouvelle décision. Il n'est pas rare d'observer dans quelques établissements, la poursuite de la pratique des administrations forcées de traitements par voie injectable, inscrite « si besoin » par les médecins dans le dossier médical et réalisées sans déplacement du médecin afin de rechercher le consentement du patient à ce traitement et vérifier, au moment ultime de l'injection, son caractère indispensable aux soins. 16/03/2020 10:22:36

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