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Les lois de 2011 et 2013 n'ont pas garanti le respect des droits qu'elles affirmaient
existe un risque grave d'atteinte à l'intégrité du malade » (SDTU). 141
Ces deux procédures ont en commun que les soins contraints, ne
résulteront que d'une seule évaluation de l'état du patient par un
médecin, elles sont donc moins protectrices pour le patient.
Or, les visites du CGLPL ont mis en évidence que, dans la plupart des établissements, les admissions en SDTU ou en SPI sont
toujours prépondérantes parmi les admissions en soins sur décision du directeur de l'établissement (SDDE). Les données actualisées en 2017 de l'étude de Magali Coldefy établit les proportions
respectives de 46 % et 29 %, 25 % des SDDE étant prises selon
la procédure ordinaire. Ainsi, ces deux procédures, prévues par le
législateur pour faire face à des circonstances exceptionnelles, sont
devenues les principaux modes d'admission en soins sans consentement sur décision du directeur de l'établissement.
Le bilan cité ci-dessus montre également l'importance des admissions SPI, inexistantes avant la loi de 2011, et qui représentaient
24 % des modes d'admissions en soins sans consentement en 2018.
Cette situation est d'autant plus problématique que ces procédures sont moins protectrices des droits des patients et que celle
de SPI est trop souvent conduite dans des conditions juridiquement irrégulières.
En procédure de SDTU, le médecin qui prend en charge le
patient est aussi, potentiellement, celui qui lui impose l'hospitalisation, mais au moins avec l'accord du tiers qui signe la demande.
En mode SPI, pour éviter cette situation, la loi a prévu que
le médecin qui établit le certificat d'admission n'exerce pas dans
l'établissement et puisse donc avoir une appréciation distanciée
de la nécessité de la mesure. Le CGLPL a constaté que cette
garantie n'est pas toujours respectée : lorsque le patient est déjà
présent dans l'établissement, en service d'urgence la plupart
du temps, il faut faire venir un médecin de ville pour établir
le certificat d'admission. Si les établissements situés dans les
grandes agglomérations peuvent appeler un médecin de ville
ou une association de médecins, les communes en pénurie de
praticiens doivent ruser : recourir à un médecin qui, de fait,
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