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L'évolution de la psychiatrie laisse persister la contrainte dans les soins
La stigmatisation, avec ce qu'elle entraîne de rejet et de souf- 15
france supplémentaire pousse tant le malade que ses proches au
déni de la maladie, retardant d'autant la prise en charge.
Section 4
Les lois de 2011-2013 ont dans le même mouvement instauré
un contrôle du juge et créé une nouvelle procédure
restrictive de droits
Les recommandations du Conseil de l'Europe, intervenues en
2004, vont imposer une révision de la législation française, dans
un contexte qui se soucie plus d'encadrer la contrainte que d'en
repenser la justification.
La recommandation 2004/10 du Conseil de l'Europe précise
les droits de la personne souffrant de troubles mentaux. Elle
est composée de trente-huit articles dont on peut retenir les
articles suivants :
– Article 6 – information : les personnes prises en charge
pour des troubles mentaux doivent être informées individuellement de leurs droits en tant que patient et avoir accès à une
personne ou instance indépendante pouvant les assister dans
la compréhension de ceux-ci ;
– Article 8 – restriction minimale : les personnes atteintes
de troubles mentaux doivent avoir le droit d'être soignées
dans l'environnement le moins restrictif possible ou impliquant la moindre intrusion, tout en tenant compte des exigences liées à leur santé et à la sécurité d'autrui ;
– Article 12 – principes généraux des traitements pour
trouble mental : soins dispensés par des personnels suffisamment qualifiés, avec plans de traitement personnalisés après
consultation de la personne malade dont l'opinion doit être
prise en compte, plan réexaminé régulièrement ; ce traitement
n'est administré qu'avec le consentement de la personne ; si
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