Soins sans consentement et droits fondamentaux 30 247197248.indd 30 réel dans les heures qui suivent l'admission en service d'urgence, soit au contraire placé en attente durant plusieurs jours, éventuellement sur un brancard 1, le temps qu'une place se libère en hospitalisation complète de psychiatrie. RECOMMANDATION 1 Chaque territoire doit définir un schéma des urgences psychiatriques garantissant un accès aux soins digne et respectueux des droits du patient.   Dans une majorité des cas, les contrôleurs ont même constaté une certaine anarchie dans les prises en charge des patients, dans une atmosphère de conflit et d'incompréhension, y compris au sein d'un même groupement hospitalier de territoire (GHT) voire d'un même service. La répartition des rôles entre urgentistes et psychiatres n'est presque nulle part protocolisée et débattue ; des pratiques d'isolement et de contention de patients présentant des troubles psychiatriques sont décidées par des urgentistes sans validation par les psychiatres, mises en œuvre dans des locaux rarement adaptés à ces patients en crise 2 et ne faisant l'objet d'aucune inscription dans un registre. RECOMMANDATION 2 Les services d'urgence doivent disposer d'un espace d'apaisement spécifique aux patients en situation d'agitation et protocoliser des méthodes de prise en charge respectueuses des droits du patient et de sa dignité. 1.  Cf. CGLPL, Recommandations en urgence relatives au centre hospitalier universitaire de Saint Etienne, publiées au Journal officiel du 1er mars 2018. 2.  Voir CGLPL, rapport de visite du centre hospitalier Henri Laborit à Poitiers, octobre 2010. 16/03/2020 10:22:22

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