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Introduction
Un français sur cinq souffre de « troubles mentaux », souffrance ayant conduit, en 2016, 342 000 personnes à une hospitalisation à temps complet dans un établissement public ou
privé. Parmi celles-ci, 80 000 ont été prises en charge sans leur
consentement. Ce mode d'admission, prévu par la loi depuis le
xixe siècle, s'associe souvent à l'enfermement de ces patients dans
l'établissement de santé habilité à les recevoir, établissement qui
devient ispo facto un lieu de privation de liberté. Le CGLPL s'est
toujours montré préoccupé par la question de l'enfermement en
psychiatrie et en a fait sa priorité depuis 2014.
À l'achèvement du deuxième mandat de Contrôleur général,
l'institution aura visité, à ce titre, tous les établissements spécialisés en santé mentale et une majorité des services psychiatriques
des hôpitaux généraux accueillant des patients selon le mode légal
d'admission dénommé, depuis 2011, soins sans consentement.
Ces visites ont conduit au constat que l'hospitalisation à temps
plein s'accompagne d'atteintes plus ou moins graves à la dignité
et aux droits des patients et singulièrement à leur liberté d'aller
et venir. Le nombre important de ces visites, a permis de mesurer l'ampleur des atteintes et leur banalisation, mais également
d'observer de bonnes pratiques et des initiatives pour échapper
à ce mouvement. Au fil de ces années, le CGLPL a aussi mesuré
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