Soins sans consentement et droits fondamentaux 54 247197248.indd 54 pour mettre en place la prise en charge très individualisée qu'ils nécessiteraient. Dès lors, les soins apportés à ces jeunes patients mineurs dans les unités pour adultes consistent surtout à assurer une vigilance particulière à leur égard, pour les protéger autant que faire se peut de la confrontation avec les manifestations jugées traumatisantes de la pathologie de patients adultes, ou bien de risques d'agression. Ces mineurs sont ainsi placés dans des chambres à proximité des bureaux des soignants et dans des chambres individuelles. Ils peuvent aussi être placés dans les chambres d'isolement de ces unités sans justification clinique. Ce placement, effectué dans les mêmes conditions que celles faites aux adultes 1, constitue une solution extrême, atteinte inadmissible à leurs droits. La situation des mineurs a particulièrement retenu l'attention du CGLPL, qui a développé une analyse de leur situation et les recommandations qu'elle appelait dans un rapport thématique publié en 2017 2. RECOMMANDATION 16 L'isolement d'un enfant ou d'un adolescent doit être évité par tout moyen ; cette pratique ne doit en aucun cas pallier l'absence de structure d'accueil adaptée à son âge. RECOMMANDATION 17 Les enfants ou adolescents ne doivent pas être hospitalisés avec des adultes. Dans tous les cas, leur suivi doit s'exercer sous le contrôle étroit d'un médecin et d'une équipe formés spécifiquement à la pédiatrie et à la pédopsychiatrie. 1.  Voir CGLPL, rapport de visite du centre hospitalier universitaire de Dijon, février 2019. 2.  CGLPL, Les droits fondamentaux des mineurs en établissement de santé mentale, Dalloz, 2017. 16/03/2020 10:22:26

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