Soins sans consentement et droits fondamentaux
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ce qu'ils n'en roulent pas plus que le nombre prévu par distribution et cachent le surplus dans leur poche.
Les cigarettes sont fumées dans la courette dépourvue
d'auvent, ouverte à heures fixes (9h, 11h, 13h30, 15h, 16h,
18h, tisane) durant vingt à trente minutes et sous la surveillance d'un soignant qui les allume. Donc, pour fumer à
chaque ouverture, il faut avoir conservé des cigarettes des distributions précédentes. »
RECOMMANDATION 36
Les cours intérieures des unités doivent être équipées
d'allume-cigares.
III – Les relations sexuelles
La conception de l'existence de relations sexuelles pour les
patients oscille entre interdiction injustifiée et, au demeurant, illégale 1 et occultation éventuellement dangereuse pour les patients
dans la mesure où le consentement des partenaires peut être altéré
par les effets de la maladie. Tantôt l'indignité matérielle est admise
sans toujours trop de scrupules « Il y a le parc », tantôt l'empêchement est peu réfléchi et peu parlé. Au mieux, est évoquée par
les équipes la préoccupation de vérifier le « consentement libre et
éclairé » et l'absence de conséquence grave pour l'un ou l'autre (par
exemple maladie sexuellement transmissible, grossesse). Quand il
1. Voir la décision de la Cour administrative d'appel de Bordeaux (6 novembre
2012, requête n° 11BX01790) annulant une disposition du règlement intérieur
d'une unité qui disposait : « […] les relations de nature sexuelle ne sont pas autorisées. Cette interdiction s'impose dans la mesure où les patients d'un établissement
psychiatrique sont vulnérables et nécessitent d'être protégés [...] ».
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