247197248.indd 93 Les établissements imposent, en raison du mode d'admission, des contraintes... y a constat de relations entre les patients, les soignants sont mal 93 à l'aise. La protection est peu assurée, donnée du bout des doigts ou au contraire imposée. La gestion de la contraception doit être faite en concertation avec le médecin généraliste et le gynécologue. L'interdiction des relations avec les proches en visite peut également prévaloir au motif que « ici c'est un lieu de soin », prohibition implicitement établie par l'interdiction des visites en chambre, même lorsque celles-ci sont individuelles. Ainsi, la façon dont est traitée la question des relations sexuelles des patients est éminemment dépendante des équipes et rarement évoquée, donnant le sentiment que c'est un tabou. Les contrôleurs ont tout de même constaté une exception intéressante pour faciliter l'approche des soignants : DEUXIÈME VISITE DU CENTRE PSYCHOTHÉRAPIQUE DE L'AIN À BOURG-EN-BRESSE (JUIN 2019) « Pour autant, d'intéressantes initiatives sont ponctuellement initiées par certains soignants : ainsi de la mise en œuvre, dans une unité, de groupes de parole à l'occasion desquels les soignants ont échangé, avec des patients du même sexe qu'eux, au sujet de l'hygiène, des relations sexuelles, du consentement, de la contraception ou encore de la prévention. En outre, les équipes n'hésitent pas à répondre aux éventuelles questions des patients, par exemple relatives à la contraception ou à l'utilisation des préservatifs et certains agents ont souhaité participer à des réflexions institutionnalisées hors de l'établissement (par exemple auprès du centre ressource pour les intervenants auprès des auteurs d'infractions sexuelles) ou ont évoqué le sujet en analyse des pratiques professionnelles. Enfin, l'éducation à la sexualité fait partie de l'offre de formation professionnelle. » 16/03/2020 10:22:31

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