A/HRC/25/60/Add.2
ou dégradants, y compris l'intimidation, qui sont et demeurent prohibés, en tout temps et en
tout lieu, et ne peuvent jamais être justifiés, et invite tous les États à mettre pleinement en
œuvre l'interdiction absolue et intangible de la torture et autres traitements cruels,
inhumains ou dégradants » et aussi au paragraphe 8 (b) de la Résolution 16/23 du Conseil
des Droits de l'Homme dans laquelle le Conseil « rappelle à tous les États qu’une période
prolongée de mise au secret ou de détention dans des lieux secrets peut faciliter la pratique
de la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et peut en soi
constituer un tel traitement, et demande instamment à tous les États de respecter les
garanties concernant la liberté, la sécurité et la dignité de la personne ». Le Rapporteur
spécial souhaiterait également attirer l’attention du gouvernement de son Excellence sur le
paragraphe 3 de la Résolution 8/8 du Conseil de droits de l’homme qui exhorte les Etats
«[à] prendre des mesures durables, décisives et efficaces pour que toutes les allégations de
torture ou autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants soient examinées
promptement et en toute impartialité par l’autorité nationale compétente, et que ceux qui
encouragent, ordonnent, tolèrent ou commettent des actes de torture, notamment les
responsables du lieu de détention où il est avéré que l’acte interdit a été commis, en soient
tenus responsables, traduits en justice et sévèrement punis, et à prendre note à cet égard des
Principes relatifs aux moyens d’enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants et d’établir la réalité de ces faits (Protocole
d’Istanbul), qui peuvent contribuer utilement à lutter contre la torture » (6b). Le Rapporteur
spécial appelle le gouvernement à enquêter sur tous les cas de torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants, et à poursuivre et punir les responsables de ces
violations. Le Rapporteur spécial exhorte aussi le gouvernement à répondre au plus vite
aux craintes exprimées dans la communication, notamment en fournissant des informations
précises sur les enquêtes menées afin de traduire en justice les auteurs des faits, et veiller à
ce que les victimes obtiennent réparation, y compris une indemnisation équitable et
adéquate, et une réhabilitation aussi complète que possible.
China
(a)
JUA 10/12/2012 Case No. CHN 10/2012 State reply: 07/02/2013 Allegations of arrest
and detention of, and alleged excessive use of force against, peaceful demonstrators in the
Tibet Autonomous Region.
34.
The Special Rapporteur thanks the Government of the People’s Republic of China
for its reply, dated 7 February 2013, to this communication in reference to the alleged arrest
and excessive use of force against peaceful student demonstrators from Tsolho Technical
School in Gonghe (Chabcha in Tibetan) for the release of an official Chinese booklet
mocking the Tibetan language and that labeled the self-immolations by Tibetans as
“stupidity.” It is reported that security forces fired warning gunshots and tear gas to
disperse the demonstrators, 20 students were reportedly injured, five of whom were
hospitalized in critical condition, and four students were arrested in the course of the
operation. In its reply, the Government of the People’s Republic of China explained that the
students were arrested and dispersed because they did not comply with the proper
procedure to organize a demonstration. The Government did not however, address the
current status of the student’s administrative detention, nor did they answer how the
measures – particularly the excessive use of force against peaceful demonstrators -- are
compatible with the mentioned international human rights norms and standards. Although
the Special Rapporteur appreciates the reply, he would like to remind the People’s Republic
of China that each Government has the obligation to protect the right to physical and mental
integrity of all persons. This right is set forth inter alia in the UDHR and the Convention
against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment or Punishment (CAT).
On the basis of the information available to him, the Special Rapporteur finds that China
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