E/CN.4/1996/35/Add.1
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France
Informations transmises au gouvernement et réponses reçues
221. Le 10 juillet 1995, le Rapporteur spécial a transmis au gouvernement des
informations faisant état des conditions de détention de Michel Vaujour. Selon
ces informations, Michel Vaujour, réincarcéré en 1986 après s’être évadé de la
prison de la Santé à Paris, serait maintenu depuis lors en régime d’isolement.
Un rapport psychiatrique établi en 1989 indiquait que les conditions
d’incarcération avaient des conséquences sur sa santé. Le 18 octobre 1995,
le gouvernement a répondu que M. Vaujour avait été placé sous le régime
d’isolement pour des raisons de sécurité. Le rapport du gouvernement décrit
les conditions de détention et indique que M. Vaujour n’avait formulé auprès
de la direction de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis aucune demande
particulière d’assouplissement du régime sous lequel il était placé.
En septembre 1995, il a été réaffecté à la maison centrale de Lannemezan,
où il bénéficie de conditions de détention normales.
Renseignements reçus du gouvernement au sujet de cas traités dans des rapports
précédents
222. Dans une lettre du 11 novembre 1994, le Rapporteur spécial a fait savoir
au gouvernement qu’il avait reçu des informations indiquant que la police
avait torturé ou maltraité des personnes arrêtées lors de manifestations
de rue qui avaient eu lieu à Paris en avril 1993 afin de protester contre le
décès, en garde à vue, de Makomé M’Bowole. Le 18 octobre 1995, le gouvernement
a répondu que les personnes mentionnées ci-dessous avaient déposé des plaintes
contre des agents des forces de l’ordre suite à ladite manifestation.
223. Thomas Darnal : interruption temporaire de travail de plus de huit jours.
L’affaire est en cours au parquet de Paris, les gardiens de la paix mis
en cause n’ont pas été mis en examen.
224. Philippe Lescafette : également en interruption de travail de plus de
huit jours. L’affaire est en cours au parquet de Paris. Un brigadier et un
gardien de la paix ont été mis en examen.
225. Yves Zaparucha : interruption de travail de plus de huit jours. L’affaire
est également en cours au parquet et aucun fonctionnaire n’a été mis
en examen.
226. Selon le gouvernement, aucune plainte n’a été déposée par Philippe Gibes
et Salim Hadjadj (cas également transmis par le Rapporteur). En revanche,
tous deux ont fait l’objet de procédures pour violences à agent de la force
publique.
Gambia
Urgent appeals
227. On 25 October 1995 the Special Rapporteur sent an urgent appeal
concerning the following persons: Alhaji Omar Amadou Jallow, a former
Minister of Agriculture; Mamadou Cadicham, a former government official;
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