E/CN.4/1996/35/Add.1 page 8 d’Athènes auraient confirmé la présence de contusions et d’oedèmes sur la plante des pieds, ainsi que d’une lésion sur le côté gauche de la poitrine d’Edmond Kutulla. 19. Dhimitraq Petro aurait été arrêté vers le milieu du mois de septembre 1994 par la police de Korça à la suite d’une querelle familiale. Alors qu’il était emmené au poste de police, il aurait été battu par des policiers et, après avoir perdu connaissance, aurait été emmené dans un hôpital. Malgré une opération, il n’est jamais sorti du coma et il est mort le 18 septembre de lésions crâniennes. Un parent aurait essayé d’engager des poursuites pénales contre les policiers responsables, mais se serait heurté au manque de coopération des autorités compétentes. 20. Osman Curciali aurait été arrêté sans chef d’accusation le 20 septembre 1994 et détenu au commissariat de police No 10 de Tirana. Il aurait été brutalement frappé et relâché après 48 heures. 21. Avdi Keçi, Ali Keçi, Enver Keçi et trois parentes auraient été battus par la police à leur domicile à Fushë-Kruja, le 17 octobre 1994, à la suite d’un incident survenu plus tôt dans la journée lorsqu’Ali Keçi s’était adressé de façon grossière à une femme. Avdi Keçi aurait été battu de nouveau lors de son transfert au commissariat de police local et aurait été relâché deux heures plus tard. Par la suite, il a perdu conscience et a dû être soigné à l’hôpital. Un médecin de l’hôpital aurait refusé de lui délivrer un certificat médical. Algeria Informations transmises au gouvernement et réponses reçues 22. Par une lettre datée du 23 octobre 1994, le Rapporteur spécial a informé le gouvernement qu’il avait reçu des renseignements selon lesquels, depuis la déclaration de l’état d’urgence en 1992, les forces de sécurité (police, gendarmerie et personnel militaire) auraient souvent recours à la torture des détenus en garde à vue dans le but d’obtenir des confessions. La garde à vue serait fréquemment prolongée au-delà de la période de 12 jours prévue par le décret antiterroriste de septembre 1992. Pendant cette période, les détenus seraient privés de tout contact avec leur famille ou leurs avocats, lesquels ne seraient même pas informés du lieu de leur détention. 23. Les méthodes de torture utilisées le plus souvent seraient le "chiffon" (le détenu est attaché à un banc ou suspendu à une barre et on introduit dans sa bouche un chiffon ainsi que de l’eau sale mélangée avec du détergent ou d’autres produits chimiques), les brûlures au moyen d’un chalumeau, les électrochocs, la suspension par les poignets, les abus sexuels, etc. Des informations concernant les cas individuels suivants ont été communiquées au Gouvernement algérien. 24. Saâdane Hassani aurait été arrêté la nuit du 13 novembre 1993 à son domicile d’Alger et emmené dans un centre de détention à Châteauneuf. Deux semaines plus tard, il aurait été transféré au Commissariat central, où il serait resté jusqu’au 10 janvier, date à laquelle il aurait été transféré à la prison. Au cours de ces deux mois, il aurait été torturé avec la méthode

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