Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 114 RECOMMANDATION 22 Les responsables des établissements doivent mettre en place et développer tout dispositif de dialogue et de concertation favorisant la participation des personnes privées de liberté à leur propre prise en charge et au fonctionnement des lieux. À l'hôpital, les réunions soignants-soignés et les questionnaires de satisfaction dans chaque service doivent permettent aux patients d'exprimer leurs éventuelles doléances, exutoire susceptible d'apaiser les situations de tension. Ces questionnaires doivent être mieux distribués aux patients et mieux exploités. Section 2 Des conditions d'enfermement dignes contribuent à la prévention des violences I – L'humanisation de la prise en charge Face aux violences, les contrôleurs observent une tendance au retrait des professionnels, soit par leur protection derrière des éléments matériels (postes protégés, sans contact physique avec le public accueilli, dans les établissements pénitentiaires par exemple), soit par leur raréfaction du fait d'absences ou de recrutements rendus difficiles. Le CGLPL constate que la présence humaine, par le biais de professionnels en nombre suffisant, recrutés en vue de leur mission, formés pour la réaliser et accompagnés dans sa mise en œuvre, est de nature à diminuer les violences entre les personnes. Cette position a été développée dans son rapport sur Le personnel des lieux de privation de liberté 1. -247-18937-3.indd 114 1.  CGLPL, Le personnel des lieux de privation de liberté, Dalloz, 2017, pp. 1-8. 04/11/2019 10:41:39

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