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L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles
Des violences sont ainsi générées dans des locaux de garde
à vue collectifs où peuvent cohabiter jusqu'à cinq personnes
dans 6 m2 avec une à deux couvertures et trois matelas, dans
des chambres de CRA de 12 m2 hébergeant jusqu'à quatre personnes 1, dans des cellules de prison de 9,6 m2 équipées de deux
lits superposés 2 ou encore dans des établissements de santé mentale où trois patients dorment dans une chambre de 11 m2.
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RECOMMANDATION 1
La promiscuité étant facteur de violence, toute personne
privée de liberté doit pouvoir bénéficier d'un hébergement
individuel si elle le souhaite.
Cette promiscuité, subie, source de violence, est conjuguée à
un accès minimaliste aux WC et à l'intimité, tant vis-à-vis des
autres occupants que du personnel. La disposition de l'équipement sanitaire n'est pas anodine : elle touche à la dignité des
personnes, toute atteinte étant source de violence.
Dans les commissariats de police, les WC, à la turque, sont
souvent souillés et ne sont pas toujours adaptés à l'état de santé
des personnes accueillies.
« Monsieur B. est atteint d'un handicap, et avait dû être
amputé du pied droit suite à une chute. Actuellement, il
a des problèmes avec sa prothèse au pied droit. Il a des
difficultés pour aller aux toilettes à la turque à l'intérieur
du centre de rétention, un document a été signé par le
service médical pour lui permettre d'utiliser les toilettes de
la chambre d
'isolement du CRA. Les policiers laissent la
porte de la chambre d'isolement ouverte lorsqu'il est aux
1. Voir par exemple, CGLPL, Rapport de la quatrième visite des centres de
rétention administrative 2 et 3 du Mesnil-Amelot, mars 2018.
2. CGLPL, Rapport de visite du centre pénitentiaire de Ducos, octobre 2017.
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