-247-18937-3.indd 27 L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles 27 - le nombre d'agents pénitentiaires d'escorte est relevé ; - des personnes sont prises en charge par des agents équipés de tenues pare-coups ou tenues d'intervention. « Depuis un mois je ne dors plus, les surveillants nous réveillent quand on dort la nuit. Cette nuit, de 23h à 6h du matin, ils tapaient à ma porte de cellule jusqu'à me réveiller et si je me réveille pas ils continuent. Tous les jours la même chose. J'ai pris un rapport parce qu'on me réveille toutes les deux heures, on va où franchement, après on dit que les détenus sont violents mais une personne qui ne dort plus devient totalement folle, mettez-vous à notre place ». Saisine d'une personne détenue, centre pénitentiaire, 2018 Section 3 La violence s'inscrit dans des relations humaines et sociales non maîtrisées I – Des parcours de vie empreints de violence Les violences interpersonnelles peuvent être mises en perspective avec les motifs qui sous-tendent la privation de liberté, que ce soit la pathologie, le type d'acte délictueux ou criminel, et s'inscrivent également dans les traumatismes antérieurs exercés ou subis par la personne. « [Le surveillant] me reproche de l'avoir étranglé sans savoir pourquoi. Je reconnais avoir pété un plomb car j'avais signalé à la direction ce que je subissais et c'est d'ailleurs pour éviter cela que j'avais demandé le quartier d'isolement (pour éviter d'en venir aux mains). La plupart des agents et la direction savaient que j'avais une fragilité psychologique ». Saisine d'une personne détenue, maison d'arrêt, 2017 04/11/2019 10:41:27

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