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Une prise en compte insuffisante
III – La prise en charge des auteurs
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A – Les auteurs privés de liberté
Les pratiques diffèrent selon les lieux d'enfermement.
Dans les services de psychiatrie, trois situations sont à
envisager :
- un incident bref, résolu en quelques heures en apaisant la
tension psychique du patient par un entretien ou une adaptation
de son traitement ;
- un incident plus grave qui nécessite une mesure provisoire
d'isolement. Il s'agit d'un acte qui peut nécessiter l'usage de la
force. Il ne relève pas d'une indication thérapeutique, mais d'une
logique de prévention des risques que l'état du patient présente
pour sa propre sécurité ou celle d'autrui. Outre les textes régissant l'usage de la force en cas de légitime défense, il fait l'objet,
depuis la loi du 26 janvier 2016 pour l'isolement d'un patient,
d'un encadrement législatif : « L'isolement et la contention sont
des pratiques de dernier recours. Il ne peut y être procédé que
pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le
patient ou autrui, sur décision d'un psychiatre, prise pour une
durée limitée. Leur mise en œuvre doit faire l'objet d'une surveillance stricte confiée par l'établissement à des professionnels
de santé désignés à cette fin. […] L'établissement établit annuellement un rapport rendant compte des pratiques d'admission
en chambre d'isolement et de contention, la politique définie
pour limiter le recours à ces pratiques et l'évaluation de sa mise
en œuvre » 1.
- une ou plusieurs agressions induisant une mise en danger
d'autrui nécessitant un transfert dans une unité pour malades
difficiles (UMD), service spécialisé admettent des personnes qui
« présentent pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance
1. Article L. 3222-5-1 du code de la santé publique.
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