Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté
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« Ainsi, dans leur conception, les lieux de privation de liberté
font peser sur les personnes qu'ils enferment un a priori de
dangerosité, d'animosité, d'inadaptation relationnelle qui
rétroagissent sur elles. Les configurations de ces lieux et les
procédures qu'ils prévoient ou accompagnent sont porteuses
de stress et peuvent générer des conduites de leurs occupants
– agressivité, dépression – qui valident a posteriori cette
appréhension. […]
Le coût [du surcroît de sécurité] qui en résulte en personnel
et en moyens de surveillance est disproportionné à la réalité
des risques. Ces dépenses se font au détriment d'aménagements plus adaptés aux autres objectifs de la sanction. […]
Or, l'accession à l'autonomie suppose la mise à disposition
de locaux où elle pourra progressivement s'expérimenter,
s'exercer, se valider. Les visites opérées par le Contrôleur
général mettent en évidence que l'architecture de la plupart
des locaux dans lesquels séjournent les personnes privées de
liberté ne prend pas en compte ces objectifs. »
Rapport d'activité 2013 du CGLPL, Dalloz, 2014,
pages 150-151.
Dans les espaces collectifs, le non-respect des droits fondamentaux peut être à l'origine de violences interpersonnelles, par
leur défaut d'intimité, par leur manque d'équipement, aggravé
parfois par leur suroccupation, ou encore par leur défaut de
surveillance.
En psychiatrie, « les lieux de vie en commun sont le plus
souvent concernés par les incidents violents, viennent ensuite
les chambres, les couloirs et les postes de soins » 1. L'absence
1. Haute autorité de santé (HAS), Mieux prévenir et prendre en charge les moments
de violence dans l'évolution clinique des patients adultes lors des hospitalisations en service
de psychiatrie, septembre 2016, page 26.
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