-247-18937-3.indd 11 L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles « Au 1er étage, il n'y a pas de porte aux douches. Au rez-dechaussée, les douches sont dotées de portes battantes qui ne garantissent pas l'intimité des personnes détenues. À un tel point que je suis obligé de mettre une serviette de plus d'1 m pour préserver mon intimité. Sans serviette, on peut distinguer les autres détenus en sous-vêtements ou nus ». Saisine d'une personne détenue, maison d'arrêt, 2018 11   Le CGLPL se prononce aussi régulièrement sur les cours de promenade dans les établissements pénitentiaires. Il l'a notamment noté dans son rapport d'activité 2013 : « Il est frappant de constater la faible fréquentation des cours de promenade au regard du nombre de personnes détenues susceptibles de s'y rendre. Si elle n'en est sans doute pas la seule raison, la configuration de l'espace n'atténue en rien la peur que les cours suscitent chez bon nombre de personnes, ni l'appréhension du personnel à s'y rendre pour intervenir en cas de nécessité. A contrario, d'autres personnes détenues considèrent ce territoire comme le leur et adoptent un comportement qui dissuade tout tiers d'y pénétrer » 1. Il l'a encore rapporté à l'issue de sa visite du centre pénitentiaire de Maubeuge : « Les personnes détenues ne s'y sentent pas en sécurité et rapportent des faits graves de violence liés à du racket et au trafic de stupéfiants suivis d'une intervention insuffisante du personnel » 2. Le défaut de surveillance dans les espaces fréquentés par une collectivité de personnes privées de liberté constitue également un facteur de risque de violences entre elles, comme le soulignait le CGLPL dans son rapport d'activité 2013 : « La 1.  CGLPL, Rapport d'activité 2013, Dalloz, 2014, page 175. 2.  CGLPL, Rapport de visite du centre pénitentiaire de Maubeuge, janvier 2018. 04/11/2019 10:41:25

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