Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 40 -247-18937-3.indd 40 détention. Un seul agent est en poste par étage, ce qui est insuffisant au regard de l'occupation doublée voire triplée des cellules. Au quartier maison d'arrêt 2, un seul officier, sans adjoint depuis un an et demi, était responsable de 430 personnes. Les contrôleurs ont observé de nombreuses erreurs dans la gestion des mouvements, résultant de la multiplicité des listes et du nombre de personnes à gérer, une lenteur dans la distribution des repas, un défaut d'état des lieux des cellules. De plus, le personnel exerce par rotation sur un certain nombre de postes et connaît donc mal les personnes hébergées dans les grands quartiers. Ces dernières se plaignent de ne pas recevoir de réponses à leurs questions ou doléances, ayant chaque jour un interlocuteur différent. La rotation des équipes est également de nature à nuire à la sécurité de l'établissement et des personnes détenues, l'observation des comportements individuels et collectifs étant très limitée pour des agents qui interviennent ponctuellement dans des étages accueillant jusqu'à 120 personnes. Le service de nuit, en principe assuré par treize agents, fonctionne en réalité avec douze. Les arrivées tardives et extractions médicales sont quasi quotidiennes et le personnel se trouve dans la constante inquiétude de devoir gérer deux urgences médicales simultanées. » Rapport de visite du centre pénitentiaire de ToulouseSeysses, juin 2017   De plus, la place de certains professionnels qui interviennent au contact des personnes privées de liberté n'est pas toujours claire : -  agents des services hospitaliers (ASH), qui ne sont souvent pas associés aux réunions cliniques des services. Seule une connaissance empirique des patients et du milieu dans lequel ils travaillent leur permet d'effectuer leur mission en toute sécurité ; 04/11/2019 10:41:29

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