-247-18937-3.indd 43 L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles Les policiers sont rarement présents dans les locaux d'héber- 43 gement des CRA sauf dans quelques établissements. « Dans l'ensemble, il est apparu que le souci de la qualité de prise en charge des personnes retenues – certes non dénué d'une recherche rationnelle de l'intérêt de chacun "on a tous à gagner à ce que ça se passe bien" – et du respect de leurs droits prédominaient ; c'est la conception des responsables qui parviennent à la faire partager, même si ce n'est pas tout à fait uniformément. Situation exceptionnelle : aucun des intervenants extérieurs n'a eu de propos négatif sur l'administration du CRA ; au contraire, l'un d'eux a affirmé "ici, on travaille collectivement à donner du sens à ce que l'on fait". La coordination et la bonne entente règnent dans le respect des fonctions de chacun, aidées par l'initiative de réunions régulières où les difficultés et problèmes sont clairement posés et discutés et les solutions adaptées. » Rapport de la troisième visite du centre de rétention administrative de Bordeaux, septembre 2015   Pourtant, la présence au long cours de professionnels au cœur des espaces d'hébergement humanise les conditions d'enfermement en maintenant une communication avec les personnes privées de liberté, de nature à permettre la désescalade de l'acte violent. « L'effectif du personnel n'est pas adapté à ce taux ­d'occupation. Le personnel de surveillance n'est pas en capacité de gérer avec fluidité l'ensemble des mouvements et d'assurer la sécurité des personnes, dont certaines disent ne pas oser sortir de leur cellule. Lors de la visite, cinq postes d'officiers ou de premiers surveillants étaient vacants, ­situation dégradée par rapport aux premières visites. » Rapport de la troisième visite de la maison d'arrêt d'Angers, février 2018 04/11/2019 10:41:29

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