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Une prise en compte insuffisante
RECOMMANDATION 14
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Toutes les personnes hébergées ou travaillant dans un lieu de
privation de liberté doivent connaître précisément les modalités de signalement d'un acte de violence. Celles-ci doivent
inclure des modes de communication simples, accessibles et
confidentielles, si besoin hors la voie hiérarchique.
Par ailleurs, le personnel est chargé de déclarer les incidents
dont il a connaissance. En établissement pénitentiaire, le constat
d'un acte violent donne lieu à la rédaction d'un compte-rendu
d'incident (CRI). Dans les établissements hospitaliers, les professionnels rédigent une fiche d'événement indésirable (FEI). Dans
les lieux administrés par la police, la gendarmerie ou les douanes,
une mention est faite dans le cahier ou le fichier de main-courante.
Cependant l'ampleur des phénomènes de violences subies
par les personnes privées de liberté (entre elles ou par un professionnel), quel que soit le type de lieu étudié, est minorée dès leur
déclaration, car :
- faute d'interphone ou bouton d'appel à portée de main, la
victime ne peut pas alerter en temps réel ;
- les faits ne sont pas connus du personnel faute de surveillance directe des lieux (lieu d'hébergement collectif, salle
d'attente avant et après parloirs, douches collectives) ou sont peu
surveillés (zone de rétention, lieux d'activité diurne des détenus,
retenus, patients, dont les cours de promenade dans les établissements pénitentiaires ou les parcs des hôpitaux, etc.) ;
- les personnes victimes ou témoins se taisent, par peur des
représailles ou par « l'omerta culturelle », régnant particulièrement en détention, menant à la non-dénonciation d'un auteur.
Cela concerne aussi les professionnels, qui préfèrent garder le
silence sur les faits de violence commis par leurs pairs par crainte
de représailles ou de difficultés futures à travailler ensemble. Lors
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