-247-18937-3.indd 9 Introduction Il prendra en compte les faits commis contre des personnes, IX les atteintes physiques et psychiques provoquées par des comportements de domination ou d'asservissement employant la force physique (coups, viol, torture,…), la force verbale et psychologique (injures, injonctions paradoxales, privation de droits, brimades, abus de position dominante…), avec ou sans arme, individuelles ou collectives sous forme de rixes, etc., caractérisant des infractions variées, crimes ou délits (homicide, viol, violence, coups et blessures, harcèlement, outrage, menaces, etc.). Ces comportements peuvent être conscients ou non, volontaires ou involontaires. Dans les lieux de privation de liberté coexistent deux catégories de personnes : les personnes privées de liberté d'une part et le personnel ou des intervenants d'autre part. Leurs interactions se présentent de quatre manières : - les personnes privées de liberté envers le personnel ou les intervenants ; - le personnel ou les intervenants envers les personnes privées de liberté ; - des personnes privées de liberté envers d'autres personnes privées de liberté ; - des membres du personnel envers d'autres membres du personnel. La première interaction est probablement la plus communément affirmée ; la seconde est peut-être la plus difficile à prendre en compte pour les administrations de tutelle ; la troisième est, dans l'opinion publique, aussi évidente que la première ; la dernière assertion est livrée au CGLPL lors de ses visites et – plus surprenant – l'a été lors de ses consultations dans le cadre de la préparation du présent rapport. Le terme « interpersonnelles » recouvrira ici toutes ces directions relationnelles. Cette interaction humaine a été décrite ainsi en prison : « La violence en prison est symbolique, physique et psychologique : la contrainte des corps, celle de la liberté d'aller et venir, la perte de la proximité physique des proches […] sont autant de souffrances 04/11/2019 10:41:23

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