pu être relevées, les personnes détenues portant un masque lors d’une audience avec le
CGLPL mais pas lors d’une audience avec l’officier de bâtiment.
La disponibilité en cantine n’a pas non plus été envisagée, même dans les premiers temps du
déconfinement. Comme l’a souligné une association de professionnels de santé dans un
courrier au CGLPL : « il s’agit ici d’un déni fait aux personnes détenues de se protéger tandis
que des recommandations sont faites à la population de porter des masques. Ce port devenant
obligatoire en situation de promiscuité comme dans les transports en commun. Les cours de
promenade, le travail en atelier, la reprise des formations professionnelles, les cours scolaires
(…) ne représentent-ils pas des situations de promiscuité ? ».
Les consignes relatives au port du masque ont entraîné des inégalités de traitement.
ii) La suspension des activités socioculturelles, du culte, du travail, de la formation
professionnelle, du sport, de l’enseignement
La note du 17 mars 2020 a entraîné la suspension de l’ensemble des activités à l’exception de
certaines pratiques sportives et des postes de travail du service général.
Cette suspension généralisée peut être questionnée. Au-delà des activités sportives qui ont
perduré à l’extérieur ou dans les gymnases lorsque la structure était adaptée, les activités
individuelles auraient pu perdurer en respectant les gestes barrières.
Un établissement a mis en place, par le biais de son canal interne, des quizz culturels et des
cours de sport afin d’occuper les personnes en cellule ; d’autres activités auraient pu être
maintenues ou créées par le biais de l’utilisation des nouvelles technologies.
L’interruption des activités socioculturelles, de travail, de formation professionnelle,
d’enseignement, sportives et culturelles, fondamentales, ne peut être que temporaire et doit
être impérativement compensée. Il est regrettable que l’administration pénitentiaire n’ait pas
davantage encouragé, recueilli et diffusé les pratiques alternatives mises en place localement.
iii) La privation des droits de visite pour les proches
Par la même note du 17 mars, la DAP a justifié la suspension des parloirs familiaux par les
restrictions de mouvements et regroupements sur le territoire national.
A compter de la fin mars, un crédit téléphonique mensuel a été versé à chaque personne
détenue16. Un système de messagerie a également permis aux proches de leur communiquer
des nouvelles. Néanmoins, aucune autre mesure n’a été prise au niveau national pour faciliter
le maintien du lien avec l’extérieur. Dans un établissement contrôlé, les familles pouvaient
adresser sur une adresse électronique un message personnel avec pièces jointes, imprimé
quotidiennement et distribué tel un courrier.
Le CGLPL regrette que l’accès à des systèmes de visioconférence ou la distribution de
smartphones n’aient pas été mis en œuvre, alors que d’autres pays européens l’ont fait.
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Un premier versement de 20 euros a eu lieu le 23 mars 2020. Les suivants étaient d’un montant de 40 euros.
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