de leur état clinique psychiatrique, dans une confusion entre isolement
psychiatrique et isolement sanitaire infectieux ;
- un seul établissement a mentionné qu’aucun de ses patients n’avait été confiné en
chambre et que l’ensemble de ses portes de chambres comme d’unités étaient
ouvertes avant la pandémie et le sont restées pendant, sans événement indésirable de
type fugue signalé.
Les entretiens et visites de contrôle ont révélé des situations inadmissibles d’isolement de
patients en chambre standard en lien avec leur incapacité à respecter les gestes barrières et
les mesures de distanciation physique, ce quel que soit leur régime d’hospitalisation et leur
état clinique psychiatrique. Les établissements concernés ont communiqué leurs
préoccupations éthiques et juridiques de ces situations, qu’ils qualifient de moins mauvais
compromis possible au regard de la prévention nécessaire du risque de contamination. Ils ont
également confié leur désarroi devant l’absence de soutien de leur tutelle sur le sujet.
Les modalités d’organisation des repas, astreintes au respect des mesures de distanciation
physique, ont entravé la dimension thérapeutique de convivialité et d’échange de ce temps
particulier d’une journée hospitalière avec :
- des repas en salle à manger avec respect des gestes barrières, en collectif réduit avec
deux services principalement ;
- des repas seul en chambre, plus rarement ;
- des repas en chambre, seul ou parfois en présence d’un soignant, pour les patients
suspects de contamination.
L’accès à un espace extérieur à l’unité dans l’enceinte des établissements a été variable :
- qualitativement entre pause masquée devant l’unité et sortie accompagnée d’un
soignant dans le parc des établissements, individuellement ou en petits groupes ; le
plus souvent sur décision médicale ;
- quantitativement organisé matin et après-midi, le personnel infirmier redéployé (les
élèves de l’institut de formation en soins infirmiers, dans un cas) pouvant venir en
appui de cette modalité, pour des durées courtes autour d’une heure, le nombre précis
ou moyen de sorties hebdomadaires par patient n’a pas été communiqué aux
contrôleurs ;
- cet accès extérieur est parfois qualifié de très rare ou interdit car toutes les unités ont
été fermées ;
- l’accès extérieur accompagné d’un soignant, hors de l’enceinte de l’établissement,
pour une raison autre que médicale, a été du registre de l’exceptionnel.
Si l’accès aux espaces extérieurs a partout été limité, celui aux cours et patios (cf. § 4.2.6) des
unités est resté ouvert avec des restrictions variables mais jamais générales, pour fumer et
déambuler.
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