Cette activité doit être mise en regard des statistiques disponibles pour les années précédentes, savoir : en 2018, 15 677 renvois forcés, soit plus de 1 300 par mois ; en 2019, 18 906 éloignements contraints, soit plus de 1 575 par mois68. De la mi-mars au mois de juin, les perspectives d’éloignement des personnes retenues étaient des plus aléatoires et ne paraissaient pas raisonnables, fragilisant la base légale des mesures de placement, en raison tant de l’interruption du trafic aérien que de la fermeture des postes consulaires étrangers. Ces mesures de rétention n’auraient donc pas dû être prononcées ni maintenues, a fortiori en l’absence de comparution normale devant un juge. A tout le moins, des assignations à résidence pouvaient être privilégiées. Ainsi, les durées de rétention ont été inutilement longues, dans des conditions qui ne permettaient nullement aux personnes retenues comme aux agents de police et aux autres intervenants de se prémunir efficacement d’une contamination. 68 Source : ministère de l’Intérieur, « Les éloignements 2019 au 1er janvier 2020 ». Ce document est accessible à l’adresse : www.data.gouv.fr/fr/datasets/em-2020-45-les-eloignements-2019-au-21-janvier-2020/ 67

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents