A/HRC/4/33/Add.2 Page 12 49. Selon les informations reçues de sources non gouvernementales, quelques services chargés d’examiner des cas de mauvais traitements et d’abus commis par la police et la gendarmerie auraient été créés, mais il n’y aurait pas d’information sur leur efficacité et leur fonctionnement ne serait pas transparent. 50. Recommandation (i): D'importantes ressources devraient être consacrées à l'amélioration des lieux de détention de manière à assurer un minimum de respect pour l'humanité et la dignité de tous ceux que l'État prive de liberté; 51. Selon les informations reçues de sources non gouvernementales, en 2005, l’administration des prisons aurait été transférée du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation au Ministère de la Justice, ce qui permettrait de mieux contrôler les prisons. De plus, le Ministère de la Justice aurait créé un département de droits de l’homme pour poursuivre les délits commis par des employés du Ministère. En 2004, environ 800 personnes auraient été recrutées pour travailler dans le système pénitentiaire. Le centre de détention de Yaoundé aurait été rénové. 52. Les conditions dans les prisons seraient toujours déplorables. Elles seraient surpeuplées et insalubres, particulièrement dans les régions rurales. Pour la plupart, les prisons auraient été construites pendant l’ère coloniale et seraient maintenant décrépies. Le nombre de prisonniers dépasserait la capacité de quatre ou cinq fois. La large majorité des détenus n’aurait pas été jugé. Suite à un manque des ressources, il n’y aurait pas assez de nourriture. En général, les familles de détenus apporteraient de la nourriture. Les services médicaux et les sanitaires seraient insuffisants dans toutes les prisons. Dans la prison New Bell à Douala, il y aurait sept robinets pour environ 3,500 prisonniers. Il y aurait eu plusieurs cas de morts résultant de cette situation (Ngaki Tiako mort le 26 février 2004 des conséquences d’une tuberculose qui n’aurait pas été soignée ; Emmanuel Banye serait mort en 2003 suite à une maladie qui n’aurait pas été traitée). Il n’y aurait pas assez de lieux de détention pour les femmes, qui seraient souvent placées dans les mêmes bâtiments que les hommes, parfois dans les mêmes cellules. Souvent les jeunes délinquants seraient détenus avec les adultes. 53. Au nord, il y aurait toujours des lieux de détention gérés par les “Lamidos” (les chefs traditionnels) - des “prisons privées”. Dans celles de Rey Bouba, Gashiga, Bibemi, and Tcheboa, il y aurait des cas d’abus. À Garoua, au nord, 50 prisonniers auraient été détenus dans le palais du chef pendant quelques semaines. 54. Recommandation (j): Tous les délinquants ou suspects emprisonnés pour la première fois pour des délits non violents, en particulier s'ils sont âgés de moins de 18 ans, devraient être libérés; ils ne devraient pas être privés de liberté tant que le problème de la surpopulation carcérale n'aura pas été réglé; 55. Selon les informations reçues de sources non gouvernementales, cette possibilité existerait dépendamment de la sévérité du crime et parfois de l’influence de la famille et de l’avocat de l’accusé. 56. Recommandation (k): La pratique consistant à utiliser des détenus comme force disciplinaire auxiliaire devrait être abandonnée;

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