liberté, la date, l’heure et le motif de la privation de liberté, l’autorité qui a
procédé à la privation de liberté, la date et l’heure de la libération ou du
transfert vers un autre lieu de détention, la destination et l’autorité chargée du
transfert.
L’inobservation de ces garanties fera l’objet de sanctions disciplinaires ou de
poursuites pénales s’il y a lieu. »
En plus de cette loi, l’Ordonnance n° 2007-036 du 17 avril 2007 Portant institution du code
de procédure pénale est venue offrir davantage de garanties à quiconque est privé de sa
liberté ; elle stipule, en effet, au dernier alinéa de son article introductif que : « L’aveu
obtenu par la torture, la violence ou la contrainte n’a pas de valeur. »
De même, l’article 58 de cette même loi comporte plusieurs droits fondamentaux tels que
le droit du détenu au respect de la dignité humaine, l’interdiction de le maltraiter
moralement ou physiquement ou de le détenir hors des lieux prévus légalement à cet
effet. Sans compter le droit que les siens soient informés de son arrestation dans un délai
qui ne peut excéder trente minutes.5
En plus de ce qui précède, la loi N° 007/2010 du 20 janvier 2010 organisant le corps de la
police nationale, en son article 15 oblige «les éléments de la police de s’abstenir de tous ce
qui peut attenter aux libertés individuelles et collectives ou de façon générale toute forme
d’humiliation et des traitements cruels qui transgressent les droits de l’homme. »
S’ajoutent à ces lois les décrets organiques portant organisation et fonctionnement des
établissements pénitentiaires et surtout le décret N° 153.70 du 3 mai 1970 fixant le régime
intérieur des établissements pénitentiaires ; et le décret N° 078-98 relatif à l’organisation et
au fonctionnement des établissements pénitentiaires et de réinsertion. Chacun comporte
plusieurs droits fondamentaux des diverses sortes de prisonniers. Nous y reviendrons pour
plus d’éclaircissement dans le troisième chapitre de ce rapport, relatif au niveau de respect
des normes et critères nationaux et internationaux dans les différents lieux de détention.
1.2.2 Cadre Institutionnel National de Prévention de la Torture
Le Mécanisme National de Prévention de la Torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants représente le principal cadre institutionnel au plan national dans ce
domaine. Qui est donc cette institution ? Quelles en sont les compétences dans le domaine de
la prévention de la torture ? Et quelles sont les garanties d’autonomie financière et
administrative qui lui sont offertes ?
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Voir texte de l’article 58 de la même ordonnance.
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