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L'organisation des soins sans consentement n'offre pas une prise en charge adaptée...
la durée et le nombre d'hospitalisations (deux fois moindres) en 37
comparaison avec des patients ayant bénéficié du suivi habituel et
d'une hospitalisation en urgence d'emblée 1.
TRIESTE (ITALIE), UNE VILLE SANS HÔPITAL
PSYCHIATRIQUE DEPUIS 1977.
L'organisation des soins psychiatriques de la province
de Trieste repose presqu'exclusivement sur une prise en charge
ambulatoire. Elle est possible grâce au mode de fonctionnement de quatre centres de santé mentale, qui offrent non
seulement un accueil et des soins 24 h/24 mais également,
avec six lits, la possibilité d'héberger, pour quelques jours des
personnes en crise, évitant leur hospitalisation, favorisant le
développement d'une alliance thérapeutique et l'adhésion
aux soins, permettant l'amorce, s'il n'existe pas déjà, d'un
suivi ambulatoire. Dans cette organisation, la contrainte est
exceptionnelle et résulte d'une décision judiciaire. Par ailleurs,
l'hôpital général de la ville comporte un service d'urgence
psychiatrique ouvert qui accueille pour quelques jours en hospitalisation des patients décompensés.
RECOMMANDATION 5
Les personnes en crise doivent pouvoir être traitées prioritairement en dehors de l'hôpital, notamment à leur domicile,
dans des centres médico-psychologiques, ou tout autre dispositif pouvant les accueillir plusieurs jours, jusqu'à résolution
de l'épisode.
1. Kannas, Serge, Robin, M. et al. Étude d'impact d'un service mobile d'urgence
médico-psychologique sectorisé (ERIC) comme alternative au traitement des urgences
psychiatriques, rapport à l'Inserm et à la CNAMTS, programme 1994-1998, contrat
n° 4AE205.
16/03/2020 10:22:23
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