Soins sans consentement et droits fondamentaux
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Pour autant, les moyens sont inégaux selon que l'on se trouve
dans l'un des vingt-six établissements pénitentiaires dotés d'un
service médico-psychologique régional (SMPR) ou si le patient
est admis dans l'une des neuf unités hospitalières spécialement
aménagées (UHSA) 1 créées par la loi Perben du 9 septembre
2002. Dans les autres établissements pénitentiaires (maison
d'arrêt ou établissement pour peine), c'est le secteur où est
implantée la prison qui assure les soins psychiatriques aux personnes détenues. Le CGLPL a ainsi observé des établissements
où la prise en charge était réduite au minimum, faute de psychiatres en nombre suffisant dans l'établissement ayant signé le
protocole avec l'établissement pénitentiaire en charge des soins.
Toutefois, les pratiques de certaines UHSA, refusant l'admission
de patients en crise, tout comme le déficit constaté de places
dans ces unités, lors des contrôles, au regard des listes d'attente,
obligent à une prise en charge dans les établissements de proximité. L'admission est alors nécessairement opérée sur décision
du préfet et donc en soins sans consentement, même si le patient
est demandeur de soins.
RECOMMANDATION 20
Les UHSA doivent à tout moment être en mesure d'admettre
un patient en urgence.
RECOMMANDATION 21
Le programme de réalisation des UHSA doit être achevé afin
d'atteindre les dix-sept unités prévues.
1. Lyon (Rhône), Orléans (Loiret), Villejuif (Val-de-Marne), Bordeaux
(Gironde), Nancy (Meurthe-et-Moselle), Lille (Nord), Marseille (Bouches-duRhône), Rennes (Ille-et-Vilaine), Toulouse (Haute-Garonne).
16/03/2020 10:22:27
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