Soins sans consentement et droits fondamentaux
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Le CGLPL a publié en 2016 un rapport sur l'isolement et la
contention, accueilli avec intérêt par l'ensemble de la profession.
L'estime que celle-ci lui a témoignée justifie de reprendre l'exercice en étendant son champ à l'ensemble des soins sans consentement. Avec le présent rapport le CGLPL souhaite donc apporter
son témoignage tant aux professionnels qu'au grand public et
participer à la discussion qui occupe la sphère psychiatrique,
par son point de vue différent de ceux des professionnels et des
gestionnaires de la filière, tout en replaçant ses constats dans leur
contexte historique et institutionnel.
La démarche du CGLPL est mue par la certitude, confortée
par nombre des interlocuteurs qui ont bien voulu enrichir sa
réflexion, que le respect des droits et de la dignité est une condition de l'efficacité des soins. Le CGLPL est tout autant convaincu
que considérer le patient non plus comme un objet de soins, aussi
bienveillants soient-ils, mais comme une personne disposant de
droits redonnera un sens au travail collectif comme individuel des
professionnels alors même que nombre d'entre eux ont témoigné
auprès des contrôleurs de leur malaise de l'avoir perdu.
Avant d'entrer dans les développements qui suivent, il
convient de préciser qu'aucune des nombreuses dénominations
– patient, malade, personne souffrant de troubles mentaux, de
troubles psychiques ou d'étrangeté d'âme, usager – n'est innocente et toutes traduisent une posture, de l'acteur, du locuteur
ou du système. Ce rapport, par commodité et parce que c'est le
terme « hospitalier » le moins connoté, utilisera le plus souvent le
terme « patient », ce qui ne doit pas être interprété comme une
volonté de ne pas prendre position.
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