Soins sans consentement et droits fondamentaux
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peuvent en sortir – ou celui de Castelluccio à Ajaccio (Corse-duSud) dont ne sont fermées que quatre unités 1. Il est remarquable
que l'enceinte de ces deux établissements ne soit pas non plus
fermée et que les patients se promenant dans le parc puissent en
sortir tout aussi facilement sans que cette faculté, selon les interlocuteurs qui y ont été rencontrés, n'y ait jamais posé réellement
problème.
Le motif le plus souvent avancé à cette restriction est le danger que peut présenter le patient pour lui-même ou pour autrui,
l'évocation de ce danger étant immédiatement suivi de l'affirmation « s'il arrive quelque chose, c'est moi qui serais responsable et
qui serais poursuivi ». Voilà ainsi dévoilée une préoccupation
moins thérapeutique qu'il n'est prétendu : s'il s'agit de protéger
les patients, il ne s'agit pas moins de protéger l'institution et ses
agents de risques dont la réalité a été évoquée plus haut (cf. chapitre 2, section 3, IV, B).
Section 2
Le contrôle des comportements est rarement justifié
par la clinique du patient
Le constat du contrôle des comportements repose sur le souci
de protéger mais développe un rapport de pouvoir avec infantilisation du patient. Ce phénomène conduit à une standardisation des comportements des patients. La norme de référence ne
repose sur aucune justification au regard de la clinique du patient
puisqu'elle est générale et s'impose à tous.
1. Voir CGLPL, rapport de visite du centre hospitalier spécialisé de Castelluccio
à Ajaccio, avril 2017. Les unités fermées sont les suivantes : l'USIP, l'unité de pédopsychiatrie ainsi que celles dont l'ouverture n'est pas compatible avec l'état clinique
des patients : unité pour personnes âgées « démentes » et unité pour déficients mentaux avec troubles du comportement.
16/03/2020 10:22:30
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