Soins sans consentement et droits fondamentaux
98
247197248.indd 98
RECOMMANDATION 39
Les dispositions de l'article L. 3212-5 du code de la santé
publique qui prévoient la transmission au préfet et à la
commission départementale des soins psychiatriques des décisions d'admissions prises en soins sans consentement par le
directeur de l'établissement doivent être réévaluées.
Le 6 mai 2019, un nouveau décret 1 autorise le croisement
entre les données gérées par l'outil HOPSYWEB et le fichier de
traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste.
L'existence de ces fichiers constitue une atteinte majeure à la
confidentialité des soins et entraîne une stigmatisation de personnes la plupart du temps vulnérables ou qui à l'occasion d'un
épisode clastique dans un cadre conflictuel vont se retrouver cataloguées comme dangereuses.
RECOMMANDATION 40
Les traitements informatiques croisant les données des
fichiers du type de celui géré par les agences régionales de
santé par le logiciel HOPSYWEB avec celles de fichiers de
signalement de la radicalisation ou du terrorisme font regarder systématiquement des personnes vulnérables comme
problématiques, voire dangereuses. Ces traitements doivent
être supprimés.
1. Décret n° 2019-412 du 6 mai 2019 modifiant le décret n° 2018-383 du
23 mai 2018 autorisant les traitements de données à caractère personnel relatifs au
suivi des personnes en soins psychiatriques sans consentement, Journal officiel du
7 mai 2019.
16/03/2020 10:22:32
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents