247197248.indd 105 Les établissements imposent, en raison du mode d'admission, des contraintes... soient contraints n'y apporte aucune limitation. Outre l'accès aux 105 médias (journaux, télévision, radio), l'exercice de ce droit prend principalement deux formes, les visites et les communications par téléphone, par courrier ou par messagerie. On conçoit que les visites puissent être interdites ou limitées en raison de l'état du patient auquel elles pourraient être néfastes ou bien qu'elles écartent certains proches importuns ou franchement toxiques. Il n'a été que très rarement constaté que l'interdiction soit systématique. Quelques établissements permettent même aux familles de prendre un repas avec leurs proches dans le réfectoire 1. Ce sont les conditions offertes pour le déroulement des visites qui peuvent de façon insidieuse porter atteinte à l'exercice de ce droit. Il en est ainsi lorsque les conditions des visites ne garantissent pas l'intimité souhaitable ou le confort pour les familles : dans nombre d'établissements, faute de pièce affectée et aménagée à cette fin, les visites se déroulent en « salle de vie », parmi les autres patients et dans le bruit. Parfois, même lorsque les patients bénéficient de chambres individuelles, il ne leur est pas possible d'y recevoir leurs proches sans que cette interdiction reçoive une justification autrement convaincante que « c'est la règle ». Dans des établissements aux locaux dégradés, il a pu être reconnu par certains interlocuteurs, qu'ils ne souhaitaient pas que les familles voient les lieux où vivait leur proche pendant son hospitalisation. Des conditions matérielles désagréables dissuadent les amis et familles d'aller visiter un proche dont les troubles rendent souvent déjà les relations difficiles. À cet égard, il est important que les patients puissent voir leurs enfants. Il est constaté que les règles appliquées sont très disparates, variant de l'interdiction générale et absolue à l'absence totale d'intervention. Or, la gestion des visites des mineurs doit être organisée au cas par cas, adaptée à l'état du patient, du mineur et des relations familiales. 1.  Voir CGLPL, rapport de visite du centre hospitalier de Papeete, décembre 2012 ; deuxième visite du centre psychothérapique de l'Ain à Bourg-enBresse, juin 2019. 16/03/2020 10:22:32

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