A/HRC/25/60/Add.2
de la Convention contre la torture qui stipule que «tout Etat partie veille à ce que les
autorités compétentes procèdent immédiatement à une enquête impartiale chaque fois qu'il
y a des motifs raisonnables de croire qu'un acte de torture a été commis sur tout territoire
sous sa juridiction.» ainsi que l’article 7 qui veut que des cas de torture soient soumis aux
autorités compétentes pour l'exercice de l'action pénale. De plus, le Rapporteur spécial
aimerait attirer l’attention du gouvernement sur l’article 15 de ladite Convention qui stipule
que «tout Etat partie veille à ce que toute déclaration dont il est établi qu’elle a été obtenue
sous l’usage de la torture ne puisse être invoquée comme un élément de preuve dans un
procédure, si ce n’est contre la personne accusée de torture pour établir qu’une déclaration a
été faite.» Le Rapporteur spécial appelle le gouvernement à enquêter sur tous les cas de
torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et à poursuivre et
punir les responsables de ces violations. Le Rapporteur spécial reste disponible pour fournir
tout appui technique dont aurait besoin le gouvernement.
(b)
JUA 14/08/2013 Case No. MAR 2/2013 State reply: 04/09/2013 Allégations de
harcèlement constant, d’actes d’intimidations, de mauvais traitements, de mesures de
représailles, et de menaces de la part de l’administration pénitentiaire envers M. Ali
Aarrass après la visite du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants.
102. Le Rapporteur spécial reconnaît la réponse du Gouvernement du Maroc à la
communication envoyée le 14 août 2013 concernant des allégations portant sur des actes de
torture et de mauvais traitements ayant été commis à l’encontre M. Ali Aarrass, un citoyen
belgo-marocain qui se trouvant actuellement en détention à la prison de Salé II. M. Aarrass
a fait l'objet d’une communication en date du 4 décembre 2012 (MAR 11/2012). Selon les
informations recues, M. Aarrass a été arrêté en Espagne le 1er avril 2008, conformément à
une demande d'extradition du Maroc pour des accusations liées au terrorisme. Il etait
rapporté que à son arrivée au Maroc, M. Aarrass aurait été sauvagement torturé pendant 10
jours et soumis à d'autres formes de traitement cruel, inhumain et dégradant, y compris le
viol, les coups et les humiliations, ainsi que le refus d'un traitement médical approprié, au
cours de sa détention provisoire. Il etatit également allégué que le tribunal de première
instance aurait omis de mener une enquête adéquate sur les allégations portant sur les actes
de torture commis envers M. Aarrass, et que l'accusation reposerait uniquement sur les
aveux obtenus de M. Aarrass sous la torture. Il etait en outre allégué que M. Aarrass a subi
des menaces envers après la visite du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants au Maroc du 15 au 22 septembre 2012. Le
médecin légiste indépendant qui accompagnait le Rapporteur spécial a effectué un examen
physique externe et trouvé des traces de torture sur le corps de M. Aarrass. Bien que le
Rapporteur spécial reconnaît la réponse du le Gouvernement, selon laquelle le
Gouvernement a enterpris différentes mesures et actions enterprises pour investiguer les
differentes allegations soulevees, et ce, tout en veillant a ce que M. Aarrass poursuive
l'execution de sa peine dans les meilleurs conditions possibles, le Rapporteur spécial
regrette que le Gouvernement n’ait pas fourni des réponses plus détaillées aux craintes
exprimées dans la communication. Quant les allegations soulevees dans la communication,
le gouvernement a également déclaré qu'elles sont essentiellement le resultat de la
contrariete ressentie par M. Aarrass en raison de differentes mesures courantes prises par
l'administration penitentaire. En outre, suite à une rencontre avec le Groupe de travail sur la
détention arbitraire, le 27 décembre dernier, M. Aarrass a été placé dans une cellule
d’isolement sans motif apparent, et le Rapporteur a des raisons de craindre que cette
punition entrainant une dégradation de ses conditions de détention déjà difficiles ne
constitue une mesure de représailles consécutive au rencontre avec le Groupe de travail lors
de la visite en décembre 2013.
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