Activités en 2013 pour le traitement des toxicomanies et d’une autre plus ouverte dans des appartements protégés et partagés ainsi que dans des foyers pour apprentis notamment. Le but est d’amener ces jeunes à travailler sur leur délit, à se resocialiser et à se réintégrer dans la société, ce que salue la Commission, qui estime toutefois que le travail psychothérapeutique pourrait être mieux intégré au concept global. En matière disciplinaire, la CNPT s’inquiète de certaines lacunes juridiques restreignant de manière disproportionnée les droits en termes de procédure des détenus. Par exemple, la Commission estime que le droit de visite est trop restrictif pour les jeunes détenus, en particulier pour ceux restant plus de trois mois en division fermée. Elle recommande aux autorités cantonales de procéder à une vérification du régime disciplinaire à la lumière des droits fondamentaux proc��duraux, et de prendre les mesures nécessaires le cas échéant. Elle salue néanmoins les mesures prises en cours d’année par la direction suite à ses recommandations. i. Canton de Vaud Après sa courte visite de 2011, la CNPT a visité les établissements de la plaine de l’Orbe (EPO, 254 places) comprenant le pénitencier de Bochuz (sécurité élevée et moyenne) et la section plus ouverte de la Colonie (basse sécurité). La Commission a relevé avec satisfaction les améliorations intervenues au niveau de la division de haute sécurité, notamment en termes d’infrastructures. Mais au niveau de l’ensemble de l’établissement, la prise en charge thérapeutique des personnes incarcérées est jugée insuffisante. De l’avis de la Commission, cela entraîne un cercle vicieux avec des personnes qui «ne s’améliorent pas» et pour lesquelles la mesure thérapeutique est prolongée faute de résultats concrets. Vu l’augmentation du nombre de personnes incarcérées souffrant de troubles mentaux aux EPO, la CNPT recommande la création d’une unité psychiatrique spécialisée. Suite à l’affaire Skander Vogt, une Brigade d’intervention pénitentiaire (BIPEN) a été mise sur pied en 2010 pour intervenir rapidement lorsqu’une personne incarcérée met en danger sa propre sécurité ou celle d’autrui. L’existence de ce groupe d’intervention sans base légale claire est controversée, notamment parce 22 Rapport d’activité CNPT 2013

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