E/CN.4/2001/66 page 50 de l’homme (UIDH) et du Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), Tolé Sagnon, vice-président du Collectif et secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT - B), Norbert Tiendrébéogo, membre du Collectif et leader d’un parti politique d’opposition, Me Bénéwendé Sankara, président de l’Union des jeunes avocats du Burkina, Dr. Pierre Bidima et Etienne Traoré, un professeur d’université, tous membres du Collectif. Halidou Ouédraogo, Tolé Sagnon Norbert, Tiendrébéogo et Bénéwendé Sankara auraient été arrêtés le 13 avril 2000 chez eux, alors que Pierre Bidima et Etienne Traoré auraient été arrêtés en compagnie de 33 autres personnes le 10 avril 2000 lors d’une réunion du MBDHP. Ces 33 personnes auraient été relâchées peu après. Les personnes mentionnées ci-dessus seraient actuellement détenues au secret à la Direction de la compagnie d’intervention rapide (DCIR) de la police où elles auraient eu le crâne rasé. Leurs arrestations s’inscriraient dans le cadre d’une répression accrue à l’encontre des membres du Collectif des organisations démocratiques de masse et de partis politiques, constitué en décembre 1998 à la suite de la mort présumée suspecte du journaliste Norbert Zongo et qui a pour but de lutter contre l’impunité et pour le respect des libertés fondamentales au Burkina Faso. D’autre part, ces arrestations seraient consécutives à une campagne de grève générale lancée par ce Collectif suite à la dispersion par la force d’une marche pacifique organisée le 8 avril 2000 à Ouagadougou, au cours de laquelle de nombreux manifestants auraient été arrêtés et certains, sérieusement blessés. Burundi 208. By letter dated 8 November 2000, the Special Rapporteur reminded the Government of a number of cases transmitted in 1999 regarding which no reply had been received. Urgent appeals and replies received 209. Le 16 février 2000, le Rapporteur spécial a envoyé un appel urgent conjoint avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi en faveur de personnes actuellement détenues à la Brigade spéciale de recherche (BSR) de Bujumbura, dont, en particulier, Lévi Rukondo, Florent Nzeyimana, Elie Nhtahonicaye, Gabriel Karikuruba, Nestor Nikobagomba, Canésius Barakamfitiye, Eliazard Andyambona, André Bigirimana, André Bazirinyakamwe, Pascal Nyabenda et Etienne Bayampunde qui seraient accusées d’avoir des liens avec les groupes armés d’opposition. Certains d’entre eux auraient été battus pendant leur détention. Diomède Buyoya, qui était détenu avec les personnes mentionnées ci-dessus, serait mort des suites des tortures qu’il aurait subies à la BSR. 210. Le 12 mai 2000, le Rapporteur spécial a envoyé un appel urgent conjoint avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi et le Président-Rapporteur du Groupe de travail sur la détention arbitraire en faveur de Salvatore Kararaye, Berchmans Bizimana, Gaspard Ndabigeze, Claude Hicuburundi, Innocent et une femme, Alphonsine Minani, ainsi que plusieurs autres personnes qui auraient été arrêtées par les forces gouvernementales le 7 mai 2000 sur le “site de regroupés de Kavumu”, commune de Kanyosha, province de Bujumbura rural. Les personnes citées ci-dessus auraient tenté d’empêcher des soldats de fouiller leurs maisons à la soi-disant recherche d’armes. Elles seraient détenues au secret à la BSR à Bujumbura. L’office du Haut-Commissariat aux droits de l’homme au Burundi a essayé de les rencontrer mais les autorités compétentes ont refusé l’accès aux détenus.

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