E/CN.4/2001/66 page 51 211. Le 18 mai 2000, le Rapporteur spécial a envoyé un appel urgent conjoint avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Burundi et le Président-Rapporteur du Groupe de travail sur la détention arbitraire en faveur de Bigirimana, qui ferait partie des personnes arrêtées lors des incidents du 7 mai 2000 au camp de Kavumu. Il aurait été détenu dans un premier temps au poste militaire de Cinkona où il aurait été violemment battu. Albert Bucumi aurait aussi été arrêté en compagnie d’un autre homme dans la commune de Kanyosha le 6 mai 2000. Tous deux auraient été accusés de collaboration avec des groupes d’opposition armés, apparemment en raison du fait que des militaires les auraient trouvés en dehors de leurs “camps de regroupés”. Ils auraient eu les mains attachées dans le dos et auraient été frappés. Albert Bucumi serait toujours détenu. Cameroon 212. By letter dated 6 November 2000, the Special Rapporteur reminded the Government of a number of cases transmitted in 1998 regarding which no reply had been received. Urgent appeals 213. Le 21 janvier 2000, le Rapporteur spécial a envoyé un appel urgent conjoint avec le Président-Rapporteur du Groupe de travail sur la détention arbitraire en faveur d’un certain nombre de militants du Southern Cameroons National Council (SCNC), dont Justice Frederick Ebong, Chief Ayamba et James Sam Sabum, qui auraient été arrêtés les 8 et 9 janvier 2000 suite à des manifestations à Buea et Limbe, dans la Province du Sud-Ouest, pendant lesquelles les membres du SCNC auraient tenté d’hisser le drapeau antérieur à la disparition de l’État fédéral en 1972. Les trois personnes mentionnées ci-dessus auraient été transférées à Yaoundé. D’autres seraient encore détenues au secret dans les postes de gendarmerie de Buea et Limbe. Follow-up to previously transmitted communications 214. Par une lettre datée du 10 août 2000, le gouvernement a répondu à un appel urgent envoyé le 2 juin 1999 (E/CN.4/2000/9, par. 172). Il dément toutes les allégations portées à l’encontre des unités antigangs de Maroua qui, après la visite du Rapporteur spécial, ont continué à assurer la sécurité de la ville. Les dénonciations faites par Me Abdoulaye Math ont résulté d’un malentendu local, entièrement dissipé par la suite. Conscient du rôle positif que Me Math joue comme défenseur des droits de l’homme dans la sensibilisation au respect des droits de l’homme dans une région sous-scolarisée, le Ministre d’État chargé de la défense l’a invité à plusieurs rencontres pour un échange de points de vue sur la manière dont il peut se rendre utile sans créer des incidents avec les forces de l’ordre et les autorités administratives et judiciaires. Un échange fructueux s’est depuis engagé. 215. Par une lettre datée du 10 août 2000, le gouvernement a fait savoir au Rapporteur spécial que Tchambou avait été détenu dans les locaux de la gendarmerie de Maroua dans le cadre d’une enquête judiciaire pour faux et usage de faux. L’enquête préliminaire étant presque achevée, il sera bientôt remis au parquet compétent. Son arrestation n’a rien à voir avec ses activités au sein du Mouvement pour la défense des droits de l’homme et des libertés.

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