Mot du président
Mot du président
La CNPT peut certainement s’enorgueillir d’avoir réussi à renforcer les droits fondamentaux des personnes détenues. Il est néanmoins reproché à la CNPT, par le biais de quelques responsables
politiques, de se focaliser parfois lors de ses missions d’inspection
sur « des points de détail qui n’ont, de plus, rien à voir avec de la
torture ».
Qu’en est-il exactement ?
Il convient tout d’abord de préciser que notre Commission ne se
limite pas, durant ses visites, à examiner uniquement les éventuelles
allégations de mauvais traitements physiques et/ou psychiques délibérés dont pourraient avoir été victime les détenus avec lesquels
elle s’entretient. Cet aspect de ses investigations, même s’il ne doit
jamais être d’emblée écarté, ne constitue qu’une infime partie de
son activité.
Dès le début de son existence, la CNPT a du reste estimé à l’unanimité que son appellation officielle (« Commission de prévention
de la torture ») était inadéquate. Non seulement parce que ce titre
pouvait être perçu comme infamant par le personnel des différents
établissements visités, potentiellement considérés comme des tortionnaires. Mais également parce qu’il s’avérait bien trop réducteur
par rapport au mandat réel de la CNPT.
Rapport d’activité CNPT 2014
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