Résumé du rapport thématique CNPT 2018 – 2019
tion de la prise en charge médicale dans
le canton de Soleure constitue en revanche un exemple positif en termes aux
synergies.33 Du point de vue de la prévention, l’importance des établissements
de détention préventive de taille réduite
doit être soulignée puisqu’ils constituent
souvent le premier point d’entrée. La
Commission recommande aux autorités
d’exécution des peines et mesures de
doter l’ensemble des établissements,
même de taille réduite, d’un service
médical disposant d’une infrastructure
adéquate et d’une dotation en personnel
suffisante.34
18. Dans les grands établissements, un ou plusieurs médecins, psychiatres et psychologues sont généralement présents sur place
et les services médicaux disposent la plupart
du temps de quatre ou cinq professionnels
de la santé. Dans les petits et moyens établissements, des médecins et psychiatres externes passent selon des horaires précis et
procèdent à des consultations une ou plusieurs fois par semaine. Dans la plupart des
établissements que la Commission a visités,
les services médicaux disposent de leurs
propres locaux, avec un équipement permettant généralement, entre autres examens, de mesurer la glycémie et la tension
artérielle, de faire un ECG et des prises de
sang.
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c.
Modalités et régularité de l’accès aux soins
médicaux
19. Dans les grands établissements, l’accès aux
services médicaux est en général demandé
par écrit, via une boîte aux lettres.35 Dans
les établissements de taille réduite, les personnes détenues doivent normalement soumettre une demande au personnel pénitentiaire, ce qui les place dans un rapport de
dépendance et ne garantit pas la confidentialité.36 La Commission recommande aux
directions de tous les établissements de
veiller à ce que les personnes détenues
disposent, dans la mesure du possible,
d’un accès direct, confidentiel et effectif au
service médical.37
20. Dans tous les établissements visités, les soins
d’urgence et l’accès à des soins hospitaliers
est garanti. L’accès à des spécialistes se fait
en général via les médecins de l’établissement; les personnes concernées sont référées à des spécialistes externes.
21. La Commission a constaté que les soins dentaires sont dans la majorité des cas dispensés
à l’extérieur et uniquement en cas d’urgence.
Les personnes concernées doivent assumer
elles-mêmes les coûts du traitement ou demander une garantie de prise en charge de
ces coûts, ce qui entraîne souvent un long
délai d’attente. La Commission recommande
à la Conférence des directrices et directeurs
Le service médical de l’office chargé de l’exécution de la justice, relevant du département de l’intérieur du canton de Soleure, est
responsable de la prise en charge médicale pour tous les établissements du canton, à savoir l’établissement pénitentiaire de
Soleure et les prisons de détention avant jugement de Soleure et d’Olten.
Cf. Règles Nelson Mandela, règle 25; CPT/Inf(93)12-part, ch. 34 et 35; Cf. recommandation R(98)7, ch. 3 et 4.
C’est aussi le cas pour les détenus de la prison du Bois-Mermet.
Dans les prisons régionales d’Altstätten, de Bienne et de Berne, dans l’établissement pénitentiaire de Gmünden et à la prison de
détention avant jugement d’Olten, l’accès au service médical se fait via le personnel d’exécution. Concrètement, dans la plupart
des cas, un formulaire écrit demandant l’accès au service médical est remis au personnel d’exécution, qui le transmet ensuite au
service médical. La Commission a observé un accès à très bas seuil dans l’établissement intercantonal de Bostadel.
Cf. CPT, Rapport Suisse 2016, ch. 58.
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