Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 34 -247-18937-3.indd 34 « Les adaptations liées à la mixité doivent rapidement être intégrées dans le projet d'établissement. » 1 Il n'est pas question de personnes violentes mais de personnes ayant ponctuellement une phase de violence. Le CGLPL conteste par conséquent l'instauration de régimes ou quartiers spécifiques dans lesquels des mesures de sécurité sont systématiques, comme par exemple le menottage lors des déplacements. S'il est légitime de prendre une mesure particulière à l'égard d'une personne pour faire cesser un acte de violence, on ne peut admettre des mesures spécifiques, systématiques et pérennes. RECOMMANDATION 8 L'évaluation individuelle des risques de violence et de vulnérabilité des personnes privées de liberté doit être fréquemment actualisée afin de ne pas les soumettre à des conditions de prise en charge systématiques, stigmatisantes ou inadaptées. II – Des postures professionnelles potentiellement source de violences Dans un lieu de privation de liberté, chacun soupçonne l'autre d'être à l'origine de la violence : le personnel le serait au regard du pouvoir et des moyens qu'il a pour gérer l'enfermement, les autres parce que leur crime, délit ou folie les identifient d'emblée à des personnes violentes. Toutes les personnes privées de liberté identifient, comme cause de violences, les attitudes des membres de l'équipe qui les prend en charge : manque d'empathie, incompréhension, rapport de force, postures individuelles ou d'équipes inadaptées, etc. 1.  CGLPL, Rapport de visite du centre éducatif fermé d'Allonnes, avril 2018. 04/11/2019 10:41:28

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