Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté
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Pour autant, même en psychiatrie, les études effectuées sur la
perception des patients et des professionnels vis-à-vis des phases
de violence montrent que les patients font état, plus fréquemment que les professionnels, de comportements provocateurs et
restrictifs lors des soins. 1
« L'enfermement à clé dans une chambre, avec un seau pour
faire ses besoins, aucune activité possible, pendant des journées et des nuits entières ; est-ce des pratiques considérées
comme soignantes et est-il démontré qu'elles peuvent avoir
des effets thérapeutiques ? »
Saisine d'un patient, établissement de santé mentale, 2018
Dans le déclenchement des incidents violents, la littérature
identifie des postures professionnelles « thérapeutiques » favorisant
l'apaisement des tensions et des postures professionnelles « non
thérapeutiques » agissant comme des « stimulations adverses ».
Les premières sont caractérisées par une compréhension de
la situation, une recherche de solutions adaptées aux besoins
du patient, le maintien de la dignité du patient, un équilibre
entre la flexibilité et les limites à poser et un travail d'équipe.
Les secondes sont marquées par une application rigide des
règles, une valorisation des capacités de maîtrise (physique) du
comportement des patients, un désengagement du soignant qui
répond en général à un désengagement du management et de
l'institution. 2
1. HAS, Mieux prévenir et prendre en charge les moments de violence dans l'évolution
clinique des patients adultes lors des hospitalisations en service de psychiatrie, Rapport
bibliographique, septembre 2016, page 60.
2. HAS, Mieux prévenir et prendre en charge les moments de violence dans l'évolution
clinique des patients adultes lors des hospitalisations en service de psychiatrie, Rapport
bibliographique, septembre 2016, pp. 62-63.
04/11/2019 10:41:28
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