-247-18937-3.indd 39 L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles qu'il était pris en charge pour aller à la douche et à la promenade, menotté durant les dix mètres séparant sa cellule de la cour ou des douches. Devant les contrôleurs son repas lui fut apporté en cellule selon les mêmes modalités ; il était calme ; lorsque le surveillant lui a intimé l'ordre de se mettre dos au mur avec les mains sur la tête pendant le temps du dépôt de l'assiette sur la table ; la personne a réagi en interrogeant les surveillants – "qu'est ce qui se passe ; pourquoi venezvous m'agresser comme cela ; qu'allez-vous me faire ?". Sans réponse, il a refusé son repas en précisant qu'il n'en accepterait aucun autre apporté de cette manière. Pour garantir le droit à être nourri, et après accord de la direction du bâtiment, l'assiette contenant le repas a ensuite été régulièrement passée sous la grille fermée, et déposée à même le sol. » Rapport d'une visite du CGLPL réalisée en 2018 dans un établissement pénitentiaire francilien 39   Le CGLPL constate une problématique similaire dans les CEF et dans les CRA. Une relation de confiance doit s'instaurer entre les personnes privées de liberté et leurs gardiens. B – Le personnel et la répartition de ses tâches Le nombre, le professionnalisme et la maturité des agents déterminent également leur propre sécurité. À cet égard la politique d'affectation des professionnels n'est pas protectrice des personnes lorsqu'elle conduit à concentrer les sous-effectifs dans les établissements qui accueillent la population la plus violente et à ne les combler que par des stagiaires en sortie de formation initiale. « En réalité, compte tenu des disponibilités, mises à disposition, congés de longue durée etc., l'établissement connaissait au moment du contrôle un déficit de quatorze postes d'agents de surveillance et cinq personnes étaient inaptes à exercer en 04/11/2019 10:41:29

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents