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L'enfermement, propice aux violences interpersonnelles
qu'il était pris en charge pour aller à la douche et à la promenade, menotté durant les dix mètres séparant sa cellule de la
cour ou des douches. Devant les contrôleurs son repas lui fut
apporté en cellule selon les mêmes modalités ; il était calme ;
lorsque le surveillant lui a intimé l'ordre de se mettre dos au
mur avec les mains sur la tête pendant le temps du dépôt
de l'assiette sur la table ; la personne a réagi en interrogeant
les surveillants – "qu'est ce qui se passe ; pourquoi venezvous m'agresser comme cela ; qu'allez-vous me faire ?". Sans
réponse, il a refusé son repas en précisant qu'il n'en accepterait aucun autre apporté de cette manière. Pour garantir le
droit à être nourri, et après accord de la direction du bâtiment, l'assiette contenant le repas a ensuite été régulièrement
passée sous la grille fermée, et déposée à même le sol. »
Rapport d'une visite du CGLPL réalisée en 2018 dans un
établissement pénitentiaire francilien
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Le CGLPL constate une problématique similaire dans les
CEF et dans les CRA. Une relation de confiance doit s'instaurer
entre les personnes privées de liberté et leurs gardiens.
B – Le personnel et la répartition de ses tâches
Le nombre, le professionnalisme et la maturité des agents
déterminent également leur propre sécurité. À cet égard la politique d'affectation des professionnels n'est pas protectrice des personnes lorsqu'elle conduit à concentrer les sous-effectifs dans les
établissements qui accueillent la population la plus violente et à ne
les combler que par des stagiaires en sortie de formation initiale.
« En réalité, compte tenu des disponibilités, mises à disposition, congés de longue durée etc., l'établissement connaissait
au moment du contrôle un déficit de quatorze postes d'agents
de surveillance et cinq personnes étaient inaptes à exercer en
04/11/2019 10:41:29
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