-247-18937-3.indd 7 Introduction Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) observe de plus en plus de violence entre les personnes au fur et à mesure de ses visites dans les lieux de privation de liberté et des courriers qu'il reçoit. La violence est parfois à l'origine de la mesure de privation de liberté. Dans d'autres cas, c'est la privation de liberté elle-même qui suscite une réaction violente. La violence se présente ainsi comme un point commun à tous les lieux que le CGLPL est amené à contrôler. De plus, l'enfermement est, en soi, facteur de vulnérabilité : confiées à l'administration, les personnes captives perdent une grande part de leur autonomie et l'enfermement les expose à un risque accru de violences – commises contre elles, par ellesmêmes ou par autrui. Un principe de protection des personnes privées de liberté doit dès lors s'appliquer. En application de ce principe, il convient de protéger les personnes pour faire prévaloir leur dignité, leur intégrité et leurs droits. La garantie de la sécurité des personnes privées de liberté doit guider, en permanence, l'action des administrations concernées. Les voies d'action, y compris coercitives, dont elles disposent, doivent faire l'objet d'un contrôle étroit. Les autorités sont titulaires à ce titre d'une double obligation : celle de ne pas porter elles-mêmes atteinte à la sécurité des personnes privées de liberté mais également celle de les protéger 04/11/2019 10:41:23

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