Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté VIII -247-18937-3.indd 8 contre tout risque d'atteintes. Elles doivent ainsi se donner les moyens d'en prévenir les causes et d'en détecter les effets afin de pouvoir y mettre fin et d'en éviter la répétition. Il s'agit de s'assurer qu'une personne à qui une mesure de privation de liberté est imposée, pendant un temps court ou long, ne se trouvera pas, à l'issue, dans un état plus dégradé que celui dans lequel elle se trouvait avant d'y être soumise, notamment du fait d'autrui. Alors que la presse se fait régulièrement l'écho de violences et d'insécurité dans les lieux d'enfermement et que l'idée se répand d'enfermer toute personne dont le comportement apparaît hors norme, le CGLPL entend faire apparaître des constats et des recommandations relatifs aux violences interpersonnelles dans tous les lieux de privation de liberté, sous un angle transversal, quel que soit le lieu d'enfermement, afin de favoriser le partage des meilleures pratiques observées. Si la privation de liberté constitue intrinsèquement une contrainte légitime, le CGLPL vise ainsi à analyser les contraintes illégitimes qui s'exercent au sein des lieux de privation de liberté, qu'elles résultent d'une volonté de remettre en cause l'autorité, d'un abus d'autorité ou d'autres causes. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la violence se définit comme « la menace ou l'utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre soi-même, contre autrui ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fortement d'entraîner un traumatisme, un décès, des dommages psychologiques, un mauvais développement ou des privations » 1. Le CGLPL a pris le parti d'exclure de son étude les atteintes aux biens et les atteintes à sa propre personne, de même que les violences collectives dirigées contre l'institution (comme les mutineries, pour ne s'en tenir qu'au lexique pénitentiaire). 1.  World Health Organization, Global Consultation on Violence and Health, Violence: a public health priority, Genève, 1996, in Organisation mondiale de la santé (OMS), Rapport mondial sur la violence et la santé, Genève, 2002, page 5. 04/11/2019 10:41:23

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