Les violences interpersonnelles dans les lieux de privation de liberté 4 -247-18937-3.indd 4 toilettes. Il n'a alors aucune intimité. Une seule fois en une semaine, hier, un policier a fermé la porte pour respecter son intimité ». Saisine d'un intervenant, centre de rétention administrative, 2018 Dans les chambres d'isolement des établissements de santé mentale, les toilettes ne sont pas toujours séparés du reste de la pièce. On trouve encore fréquemment, dans ces chambres, des WC en inox juste à côté du lit, des toilettes ou des douches non protégées du regard des soignants, voire des pots de chambre. « La chambre d'isolement comptait seulement un matelas par terre, avec un protège matelas et une couverture. Je n'ai pas eu d'urinoir ni le droit d'aller aux toilettes. J'ai donc dû uriner par terre. J'ignore donc combien de temps je suis restée dans cette chambre. Au bout de quelques jours, j'ai essayé de m'enfuir de l'hôpital, ce que je n'ai évidemment pas réussi. […] Encore une fois, aucun repère temporel, ni urinoir ni seau ni autorisation d'aller aux toilettes. J'ai dû faire mes besoins dans le plateau qui avait servi pour le petit-déjeuner. Ces conditions d'enfermement ont contribué à ma désorientation dans le temps et m'ont fait perdre ma dignité ». Saisine d'une patiente, établissement de santé mentale, 2019 Le cloisonnement bâti dans les cellules des établissements pénitentiaires ne permet pas toujours d'assurer l'intimité : la porte est souvent manquante ; le cloisonnement des espaces sanitaires, partiel, est insuffisant en hauteur ; l'aération est défaillante voire inexistante. Les lits ne bénéficient d'aucune séparation physique dans les chambres d'hospitalisation, où peuvent être hébergées trois personnes. Il en est de même dans les cellules collectives des prisons. 04/11/2019 10:41:24

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